Mardi 6 mai 2008

Chapitre 8 : l’Afrique et le monde

 

Relations Afrique / reste du monde : portent marque des siècles d’échanges dissymétriques avec l’Europe. Faisceau euro-africain : commerce international, filières migratoires + métissage culturel …

Ces derniers temps, relations Afrique – monde changent avec mondialisation. Commerce s’ouvre à de nouveaux partenaires ( ex Asie) même si échanges Sud-sud restent faibles. Malgré évolutions, Europe garde place dominante => liens privilégiés créent accusations de néo-colonialisme. Mais relations extérieures Afrique évoluent dans contexte situation post-coloniale.

I/ Un continent toujours pourvoyeur de matières premières

Après esclavage, au prélèvement des hommes se substitue celui des produits. Afrique fournit denrées primaires, les métropoles transforment. Transformations territoire africain en cours ( c à d équipement territoire, urbanisation, formation pop) st trop récentes pour changer schéma de dépendance .

dissymétrie échanges Afrique SS – monde : Afrique exporte 90% de produits « primaires »( répartis entre agri et activité extractive). Importations : biens d’équipement, produits manufacturés, produits alimentaires.

A/ De l’or à l’or noir

Certains métaux sont connus depuis longtemps, ex or de Guinée ( allait en Méditerranée pdt l’Antiquité). La métallurgie du fer était active jusqu’au début du XXe s . Ces activités se sont effacées avec l’arrivée des marchandises euros, on entame examen sous sol :

Afrique australe 1880 : filons aurifères + diamants => début aventure minière

Afrique tropicale : recherches difficiles dans régions de forêt dense ( végétation cache relief). Eco minière est devenue importante après 2e GM, mais bcp de gisements restent inexploités ( aujourd’hui encore)

géographie contrastée + évolutive : =/= Etats miniers-pétroliers / Etats tirant leurs ressources d’exportations de l’agri

L’Afrique noire, un « scandale géologique ».

Mais volume + valeur production minière difficile à établir, ex au Congo : guerre + pillage ( du « coltan » surtout, minerais rare). Idem avec diamants : rôle important, mais a également servi à financer les guerres civiles en Angola, Sierra Leone et Congo. ( réseaux exportations – clandestins – vont vers Anvers + Tel-Aviv )

Peu de transformation des métaux : 1% de l’acier, 3% de l’aluminium => industrie se résume à activité extractive.

Sociétés minières et capitaux. Investissements miniers : amarre éco des colonies à celle des métropoles. Ex : l’Union minière du haut Katanga (UMHK), 1906 : archétype gd capitalisme colonial, contrôlée par Société Générale de Belgique.

Après 1945 : capitaux américains. Ex : US Steel, principal actionnaire société gabonaise Comilog ( Compagnie Minière de l’Ogooué), 2e producteur africain de manganèse.

quelle que sit leur configuration, sociétés minières restent sous contrôle ( financier – technologique) des pays ind.

Certains Etats ont voulu nationaliser pour reprendre contrôle, mais bien souvent : échec.

L’Afrique du sud : pôle minier et financier. Ind. extractive : donne naissance à capitalisme national. Fin XIXe : mine stimule création infrastructures.

Dans secteur métaux précieux( or+ platine) , diamants : Afrique sud occupe position mondiale. 2 géants miniers : Anglo-American et Gencor : sont piliers de ce capitalisme qui rayonne en Afrique australe ( et même au delà du continent, car Anglo-American est une multinationale).

B/ L’Afrique du pétrole

Pays Golfe de Guinée (entre Angola et Nigeria) = acteurs à part entière du marché des hydrocarbures. Rente pétrolière : place éminente dans éco pays producteurs + influence sur pol. Gabon + Congo-Brazzaville = Etat rentier par excellence.

Le bassin pétrolifère du Golfe de Guinée. 2000 : prod pays Golfe de Guinée : 5% du total mondial.

**1960’s : début activités pétrolières. Bassin sédimentaire côtier associe gisements marins et continentaux. Exploitation off shore va désormais vers gisements de « mer profonde » -> nouvelles tech de forage. Ex : plate-forme de Nkossa ( 60 km au large de Pointe Noire) : extraction pétrole dans des fonds de plus de 300m.

Gisements continentaux dans cuvette tchadienne et Sud-ouest Soudan : nouvelles perspectives. Construction d’oléoducs ( ex entre Doba ( sud du Tchad) et le port de Kribi ( Cameroun)

Du pétrole destiné à l’exportation. 90% prod est exporté vers Europe + Amérique du nord, car marchés des pays producteurs sont faibles, et la demande de la pop est faible.

Réseau oléoducs -> terminaux où pétroliers partent. Terminal de Warri ( Nigeria) : trafic de 40 millions de tonnes (2e port d’Afrique).

production + exportation sont désolidarisées du continent.

Pétrole exporté à l’état brut, car ind de raffinage peu performante (installation vétustes ex au Nigeria)

Pétrole et géopolitique.

Eco pétrolière et les intérêts financiers qu’elle suscite, est liée à la pol des Etats.

Cf : scandale de la Françafrique, nourrie de l’argent du pétrole : au même titre que les majors anglo-saxonnes.

Enjeux sont énormes pour les pays producteurs, car l’essentiel de leur recette provient de la vente du pétrole (90% au Nigeria et Congo-Brazzaville). Pol forcément lié aux intérêts des groupes pétroliers.

Compagnies les + anciennes datent d’avt l’indep : avec régime colonial, conditions favorables. Après indep, pays producteurs s’ouvrent à la concurrence internationale. Etats s’investissent dans les socs, ss nationaliser pour autant. Ex Etat gabonais : 25 % dans capital des compagnies. Au régime de concession (colonial)se substitue celui du partage de production, plus favorable aux pays producteurs – car ce qui les intéresse ce sont les royalties or si celles ci sont fixées s/ bénéfices des compagnies, elles répercutent variations du cours du brut sur budget des Etats => instabilité budgétaire.

Bcp de grandes compagnies pétrolières internationales sont présentes dans le Golfe de Guinée. Ex Elf : plus des 2/3 de la production du groupe proviennent des filiales dans le Golfe de Guinée.

Un environnement et des populations menacés

Réaction pop du delta du Niger, les Ogoni : combat pol contre Shell. Veulent partage recettes pétrolières+respect cadre de vie des habitants ( 1995 : neuf membres du Mouvt pour la survie du peuple Ogoni » exécutés par dictature militaire nigériane)

Actuellement : compagnies prêtent plus attention à l’environnement naturel et humain.

L’argent du pétrole : un pilier de la corruption. Si activité pétrolière est la branche phare de l’éco africaine, elle donne lieu à des réseaux occultes ( aperçus lors de scandales politico-financiers). Pétrole = vecteur de la grande corruption. Mondialisation entraîne Afrique dans circuit de la corruption ( ex l’affaire Elf) .

Gde opacité autour comptabilité pétrolière, ex au Cameroun : recettes pétrolières étaient placées dans un compte « hors budget », géré par la présidence. Au Nigeria : les généraux ont longtemps confisqué pouvoir + rente pétrolière au détriment du dvt éco + soc.

C/ Des « Etats rentiers » aux économies fragiles

La dépendance des marchés extérieurs.

Eco très vulnérable, donc stabilité pol menacée.

Convention de Lomé (1976) : prévoit mécanismes de compensation et de régulation : régime de préférence entre l’UE et les pays ACP. Deux outils : pour exportations agri ( stabex), et exportation minères ( sysmin)

Mais impuissance pour stopper chute commerciale Afrique SS.

Ex vulnérabilité : choc pétrolier 1973-4 : Afrique bénéficiaire ( baril 8 -> 35 $) ; mais a subit conséquences du contre-choc de 1986.

ces importantes variations menacent les budgets des Etats qui tirent bcp de bénéfices du pétrole.

De + : endettement de ces Etats ( pour financer leur croissance) ex Congo-Brazzaville : dette = 247% de son PNB ( 1997)

L’Afrique prisonnière d’une économie primaire. Mondialisation = masque colonialisme/ actuellement impérialisme ? Eco occidentales : veulent que l’Afrique les approvisionne en matières premières. Afrique noire : prisonnière d’une éco primaire d’exportation contrôlée par multinationales ( capitaux + tech)

 

II/ Entre Nord et Sud : des changements en cours

Relations Afrique-monde : composante pol + culturelle ( au delà de l’éco).

A/ Des stratégies politiques en cours de réévaluation

L’après guerre-froide.

E.U : influence par le biais du FMI et de la Banque mondiale. Afrique : dépendance éco + financière vis à vis du Nord ( qui = en qq sort la 1ere puissance mondiale)

France : affaiblissement des liens avec l’Afrique. Ex : suppression ministère Coopération en 1998 : annonce normalisation relation franco-africaines.

Coopération militaire : redéploiement français en Afrique ; mais, par ex, base française de la Mer Rouge est plus tournée vers pays arabes et océan indien.

La zone franc : un héritage colonial en suspend ? Considérée par certains comme une survivance anachronique des relations néo-coloniale France-Afrique. De +, rôle tutélaire du Trésor français va à l’encontre des orientations libérales de la mondialisation.

Interrogations demeurent par rapport aux relations futures de la Banque de France et de l’UEMOA et de la CEMAC. Avenir zone franc : dépend de leurs performances éco + capacités à développer coopérations régionales + dynamiser marché de 100 millions d’habitants.

L’aide publique au devt en diminution. Baisse des aides : Afrique SS : 19 milliards de $ en 1994, 12,5 milliards en 1999. Aides attribuées en fonction de l’aspect démocratique de la vie politique, et par ailleurs, les résultats des ces aides ne furent pas à la hauteur des attentes.

Principal donneur : France 1995 : 2 364 milliards de $, 1999 : 1 467

Fut longtemps cantonnée aux pays de la zone franc, puis le champ s’élargit avec la « Zone de solidarité prioritaire ». Afrique SS est au centre du dispositif français, cepdt les aides ont diminué en 10 ans : 57% - 45%

La criminalisation des échanges. Afrique SS : a rejoint le reste de la planète dans le commerce des drogues ; sert de relais pour la cocaïne sud-américaine + héroïne asiatique.

+ Trafic de diamants( Angola, Ex Zaïre…), commerce d’armes …

Faussent les données du commerce extérieur

L’information mondiale : enjeux pour l’avenir.

L’Afrique n’échappe pas à la mondialisation de et par l’image.

RFI, Canal France International : couvrent surtout l’Afrique francophone. Africa n°1 (chaîne francophone à vocation internationale) crée en 1981 par le Gabon avec l’appui de la France.

Dans les pays francophones, le journal télévisé des gdes chaînes françaises est couramment diffusé . Séries américaines, dessins animés japonais sont diffusés en Afrique .

Afrique du Sud : 125 téléviseurs pour 1000 habitants contre 5 en Ethiopie. => ces émissions traduisent et confortent domination technologique et culturelle des pays du Nord ( surtout USA)

Face à cela : Afrique souhaite exprimer son identité, son « exception » culturelle.

B/ L’attraction migratoire européenne

De lourdes contributions humaines aux guerres européennes.

Les flux migratoires contemporains : en priorité vers les métropoles (connaissance langue + affinités culturelles) c à d GB, Belgique, France, Portugal. Migrants éco, puis demandeurs d’asile politique ( fuient dictature + guerres)

Filières clandestines -> situations irrégulières. Pop venue d’Afrique SS en UE en 1993 : 830 000 habitants.

Migration = ressource vitale pour certains pays d’Afrique sahélienne avec apport financier des diasporas. Réseaux sont bien organisés entre lieux d’acquisition de l’argent et lieux de réception. Migration concernait jeunes hommes célibataires, puis les femmes avec le regroupement familial.

En France : Sénégalais, Maliens composent la majorité des migrants. Puis : Congolais entre Belgique et France.

A travers ses nombreux réseaux, la migration prend la forme d’une nouvelle diaspora noire par le biais de laquelle les liens de l’Afrique SS avec le monde s’étoffent et se diversifient : nouveaux horizons.

Formation supérieure et « fuite des cerveaux ».

En effet : crise financière Etats africains grippe système universitaire, donc étudiants sont encouragés à aller faire leurs études à l’étranger.

Pour les Africains ayant obtenu leur diplômes en France/ Amérique du nord : question du retour se pose. Car systèmes politico-administratifs sont saturés. Tentation : rester au Nord.

la fuite des cerveaux existe, et elle prive l’Afrique du bénéfice de son investissement dans la formation .

Etudiants universités du nord de l’Afrique = migrants vers ex métropoles coloniales ( France, GB) mais également : EU ( qui distribuent bourses) et également pays de l’est ( après chute communiste)

C/ Des potentialités touristiques peu exploitées.

Afrique = immense réserve touristique en friche. Guerres, famines, misère et sida n’attirent pas les touristes. Donc / et de plus : déficit structurel d’équipements touristiques, d’infrastructures hôtelières, ou de moyens de transports. Ex Ethiopie : a monuments, patrimoine, mais difficultés d’accès et manque d’hôtels.

Un patrimoine naturel riche mais menacé. Vision fréquente : Afrique fourmille de gds troupeaux, est un territoire soumis à la nature … Cependant, continent noir n’est + une gde réserve de vie sauvage. A perdu de son potentiel faunistique en qq décennies. Certaines espèces sont menacées/ en voie de disparition ( massacres d’éléphants etc). + extension des terres cultivées, chasse peu contrôlée, armes à feu => appauvrissement patrimoine.

Dispositions furent prises ( dès 1920) pour protéger animaux, création de réserves etc. Cepdt administrations ( manque moyens/volonté) : impuissantes pour stopper contrebande espèces animales, braconnage. De +, parcs et réserves sont menacés par extension démographique.

Sauf gd parc dans cuvette congolaise : Salonga ( 3 600 000 ha).

Organisations internationales font pression : ex ONG, comme WWF, se multiplient.

La nature spectacle. «  tourisme de vision » ex safari ( principale ressource du Kenya). Parc du Serengeti en Tanzanie : le + riche du continent. Zimbabwe : Victoria Falls. Lodges : hôtels alliant confort et immersion dans la nature.

Quand ressource animalière moins importante : on cherche à valoriser la flore, l’activité paysanne. Initiatives locales se multiplient pour devt tourisme

Mais : tarifs aériens Europe – Afrique sont les + hts du monde : coûts prohibitifs et absence infrastructures

Le soleil de l’Europe. Afrique noire possède un atout : sa « tropicalité », c à d le soleil – mais elle ne le met pas en valeur. Européens vont vers le soleil ; donc privilégient la Thaïlande ou les Antilles. Or les complexes touristiques de l’Afrique ( côte kenyane, sénégalaise) sont îlots perdus dans l’immensité des littoraux.

L’Afrique noire a gds espaces + soleil, mais n’est pas destination de tourisme de masse : incertitudes pol + violences repoussent investisseurs. Ex Sierra Leone : avait compté sur tourisme balnéaire, mais la guerre a tout arrêté.

De plus, comme dans bcp de pays en devt, tourisme africain = tourisme d’enclave : clientèle n’a presque pas de contacts avec la pop. Et tombe dans clichées ex « danses traditionnelles » etc –seules relations personnelles peuvent stopper suspicion des touristes face à banalisation insécurité urbaine.

seuls devt + paix pourront intégrer Afrique à l’autre facette de la mondialisation qu’est la circulation des hommes

D/ Influences croisées et métissages culturels

Apports Afrique au patrimoine humain sont importants ; existent faisceaux de relations sud-nord nord-sud avec entrecroisement de cultures. Actuellement : renouveau de la culture africaine après son déni ( colonisation) : revendication de sa place dans l’universel humain et à la fois de ses spécificités.

Afrique : encore tradition orale avec « l’arbre à palabre » dans pays de savanes, « le corps de garde » dans pays forestiers -> élaboration lien social par la parole ( récits des généalogies ancrent auditeurs dans le temps)

En Afrique occidentale demeure le griot, le poète ( porteur de mémoire) . Malgré apparition de recueils de tradition orale ( écrits ou enregistrés) qui la dénaturent, l’écrit ne peut se substituer à la trad orale car celle ci est accompagnée de danses, de chants, une gestuelle symbolique => expression totale : fondement de l’animisme ( +de frontière entre âme et corps), l’humain épouse le divin.

Négritude et mondes noirs. Léopold Sédar Senghor : formé en France, porteur d’une double culture. Fut président du Sénégal de 1960 à 1981 : représente génération d’intellectuels noirs qui revendiquèrent valeurs négro-africaines durant la colonisation. 1935 : fait naître concept de « négritude » avec Aimé Césaire. 1947 : fondent la revue « Présence africaine » -> affirmation valeurs culturelles africaines qui s’élargit à toute la diaspora noire. En effet : résonance entre Afrique et Amériques noires ( traite) dans domaines expression religieuse et artistique.

L’Afrique et la planète des arts. Bcp d’artistes s’inspirèrent de l’Afrique noire ( ex Picasso). « art nègre » catalogué dans les arts 1ers. Pour les Européens, œuvre d’art africaine = masques + objets rituels présents dans collections du Nord. Mais esthétique de l’objet rituel inséparable de la signification ; or, magie et rituels symbolique ont eu tendance à disparaître pendant colonisation.

Ecole de peinture de Poto Poto ( Brazzaville) : mêle influences euro et sensibilité africaine : peintre congolais très recherchés par amateurs => Esthétique métisse.

Ces artistes ne s’enferment pas dans thèmes africains ex le sculpteur Ousmane Sow a représenté la bataille de Little Big Horn.

Afrique s’insère + facilement dans le monde par l’art que par la seule prod économique.

La création littéraire et cinématographique.

Public européen touché – lectorat africain restreint ( analphabétisme + prix trop élevé)

Cinéma : le FESPACO ( Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou) : gd dynamisme + talent : mais obstacles éco au devt.

Des musiques à l’unisson du monde. Origines du jazz, ou actuellement le rap : rapproche villes d’Europe, d’Amérique, d’Afrique. ( non anodin car musique peut participer à la vie pol ex pdt manifs étudiantes en Côte d’Ivoire contre le président Konian Bédié : conduites sur rythmes du « zouglou » et du reggae ivoirien.

fort potentiel de création en Afrique (entravé par vision misérabiliste des pays occ)

Afrique présente dans l’art et la culture, mais également le sport ( football, athlétisme : audience internationale + fin des différences)

Afrique noire renoue avec l’universel ; sa relation avec le monde non réduite à de l’éco ; son devt dépend + de la libération de ses énergies créatrices présentes dans les actuelles mutations . Nouvelle génération prend relais : sera porteuse de changements

.

1986 Prix Nobel de littérature à W. Soyinka ( écrivain nigérien) -> consécration de la vitalité de l’Afrique dans un domaine qui bouscule l’oralité. Littérature très liée à l’héritage colonial : écrivains s’expriment dans langue de la métropole. Dans domaine francophone : littérature + histoire : réhabilitation de l’Afrique ( avec Cheik Hamidou Kane) , Afrique dans le tourbillon du changement avec Hampaté Ba, ou encore une satire de la vie pol africaine avec Ahmadou Kourouma ( En attendant le vote des bêtes sauvages, 1998)Migrations africaines vers l’Europe significatives après les indépendances. Avant, Europe représentait un champ de bataille où Africains se battaient pour la France. 1ere GM : 189 000 morts, 30 000 disparus. 2e GM : nouvelle vague de recrutements avec la France Libre en AEF. Désintérêt des grandes puissance envers l’Afrique. Sauf E.U / France qui ont une « politique africaine ».Variations des cours : répercussion immédiate s/ revenus de la pop et recettes Etat. Secteurs miniers + pétroliers subissent le plus les variations des prix s/ lesquels pays africains n’ont pas de prise.. Nigeria : bcp de gisements se trouvent dans espaces densément peuplés : tension entre compagnies pétrolières et population qui se sent spoliée et victimes des dégradations de son environnement : pollution des eaux, appauvrissement faune+flore … Expression du géologue Cornet devant Afrique SS : très riche en minerais ( surtout le Katanga) . Afrique du Sud : richesse + diversité sous sol .
Par aton
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Mardi 6 mai 2008

La condition citadine

Statistiques st incapables de refléter l'éco réelle. Villes africaines: veritables labo où s'expérimentent des formes d'activité et de survie échappant aux normes de l'analyse éco. Crise généralisée des villes renvoie aux médiocres performances des syst productifs et traduit les limites des systemes rentiers sur lesquels repose pr une part notable, l'urbanisation africaine.

L'économie: de la faillite des Etats au règne de l'informel

Toutes les villes: pas même profil, ms certains traits se répètent de manière assez régulière pr dégager qq caractere géneraux. Faiblesse secteur productif moderne (abstraction faite de l'Af du S ) est l'un des plus frappant, les villes consomment plus qu'elles ne produisent: pr comprendre le fonctionnement de leur éco, il faut analyser leur rapport à l'Etat et au syst rentier qui lui sert de support.

La ville et la rente

+Des villes « filles de l'Etat »:

Fonction publique: pièce essentielle des syst redistributifs. Ds maintes petites villes, la solde des fonctionnaires représente la totalité des intrants monétaire qui mettent en mvt l'eco locale. Crise ville et Etats est lié dès lors que ces derniers ne peuvent plus payer salaires des fonctionnaires. Pas un hasard si Af a connu un grd nbr de coup d'Etat: plupart des cas c'est une incapacité des gvts a payé les salaire des agents du secteur public, principalement les différents corps des forces armées. Eco de l'Etat liée à l'exportation de produits primaires, si effondrements durable des cours se repercute sur les recettes fiscales et donc sur les villes. La redistribution de la « rente » étatique joue un rôle primordiale ds l'eco urbaine et principalement des capitales.L'effondrement des rentes doit ê considéré comme la cause fondamentale des crises et des violences urbaines depuis deux décennies.

+Bureaucratie et urbanisation:

Avec les indép, le dvpt des appareils administratifs a nourri l'essor urbain. Les fonctions d'encadrement et de services, les stés publik et parapublik du secteur productif ont fait de l'Etat le premier employeur. Tte bureaucratie est par nature urbanisante. Les bo quartiers se construisent grâce à une captation de la rente de l'Etat par les acteurs les mieux placés des réseaux politico-administratifs. L'inégale réussite des pays africain ds leur quête de modernité sa lit ds le paysages de leurs villes capitales. Le mode de fonctionnement des villes ne se comprend que par un détour par l'Etat, prtan les villes ne se réduisent pas à cette double et complémentaire fonction de redistribution et d'encadrement, leur croissance engendre une autonomie créatrice, et des activités nvlles.

Les retards de l'industrie

En comparaison du reste du monde les villes d'Af st très peu industrialisées; industrialisation/ urbanisation ne s'applik qu'à l'Af du S; les délocalisation de la seconde moitié du 20ème ont ignoré l'Af. Causes de cette sous-industrialisation st multiples: absence d'une tradition industielle, faible nivo de formation, réticences socio-culturelles vis-à-vis d'un travail répétitif, fragmenté, encadré par une hiérarchie rigide, pourrait l'expliker. Médiocrité des infrastructures, des équipements, quasi absence d'une mentalité entrepreneuriale, lorsqu'ell existe,privilégie l'échange à la production. Investisseurs étrangers restent attentistes sauf ds le secteur pétrolier et minier. 1980-89: investissements directs étrangers en Af: 1% total mondiale, contr 30% en Asie. Multiples contraintes internes: importation frauduleuse de produits manufacturés à bas prix implique faillite d'entreprises pas assez protégées; comportements prédateurs de l'Etat.

+Un secteur manufacturier embryonnaire:

L'industrie = réelle condition d'independance ds les années 60. Année 70: boom pétrolier: le gvt a investi ds l'implantation d'usines (Kaduna fut dotée de la fameuse usine de montage automobile Peugeot qui devait populariser la 404). Bien que l'industrialisation soit récente les villes d'Af possèdent déjà leur lot de ruines industrielles et d'entreprises mort-nées. Les choix idéologik l'ont svent emporté sur la rationalité éco (ex: En Zambie: le produit de la vente du cuivre a été investi ds les industries urbaines, la chute du cours du cuivre a compromis cette politik). L'idée qu'un pays devait posséder des industries de base pr ê indépendant a conduit à des choix éco aberrants. Certains secteurs, dont l'agroalimentaire, tirent leur épingle du jeu. Les privatisations en cours ds de nbrx pays devraient se traduire par un assainissement financier du secteur et une reprise des investissements. L'accumulation urbaine a fait naître des savoir-faire et des attitudes nvlles vis-à-vis du travail et de l'organisation du tps favorable à l'activité industrielle. Les générations née en ville ont des comportements différents de ceux de l'exode rural. Si l'industrie n'a pas été (sauf ds les villes minières) un facteur d'urbanisation, la ville a rempli de son côté une fction indstrialisante pae simple effet d'accumulation (force de travail, savoir-faire, marché de consommation, capitaux, etc.) et parce qu'elle stimule l'industrie du bâtiment. Or celle-ci participe au processus global d'industrialisation, elle exerce des effets d'entraînements en favorisant les activités de sous-traitance (maçonnerie, menuiserie, peinture, quincaillerie,etc.). Seul petit nbr d'entrprise datent de la periode coloniale, colonies: fournisseur de matières premières et de débouché pr les produits métropolitains. Seconde Guerre mondiale entraîna un chgt d'attitude, que les indep devaient renforcer, soit en valorisant les productions locales (agro-industrie, industrie du bois, du cuir, conserveries de poissons), soit en dvpant les industries d'import-substitution.

+La transformation des produits locaux:

a joué un rôle pionnier ds un processus d'industrialisation lgtps bridé par la colonisation. Une part du café, cacao produits en Af est désormais transformée ds les pays producteurs. Le coton a exercé des effets industrialisant remarquables et parfois précoces. Au Zimbabwe, au Malawi le coton a remplit des fctions similaires à la jonction entre monde paysan et industrie urbaine. En aval de la filature et du tissage ,et en amont de la confection, l'impression de pagnes et de batiks est par excellence une industrie de capitale, étroitement liée à la mode féminine. Le pagne anime un important secteur de l'éco.

+Les industries d'import-substitution: la brasserie:

L'industrie de la brasserie et des boissons gazeuses a connu une très remarquable croissance, soutenue par une urbanisation qui engendre de nvx modes de consommation. Autrefois importé la bière est aujoud'hui brassée ds la plupart des pays africains. L'industrie de la brasserie contitue un modèle de redéploiement du capitalisme, de diffusion spatiale, de mondisation de la consommation. Avc les cigarettes et today les préservatifs, elle occupe la majorité des placards publicitaires qui ont fait une discrète apparition ds le paysage urbain. Ustensiles de cuisine et articles ménagers st today produits en Af. La production industrielle commence à prendre des parts de marché et à résister à la concurrence internationale. Cela concerne pr l'instant que des technologie simples; les carences ds le domaine des biens d'équipement restent très importantes et les industries de pointe ne st pas du tout représentées, ms l'usine prend place peu à peu ds le paysage urbain.

+L'exception sud-africaine:

D'un continent faiblement industrialisé, l'Af du S fait exception. 1/3 des actifs ds l'industrie et une production qui couvre un spectre très large, depuis l'extraction des minerais jusqu'aux entreprises de hautes teknologie. Elle représente à elle seul 50% des emplois industiels et 50% de la consommation d'nrj du continent. La plupart des branches industielles st représentées, des produits alimentaires et des articles ménagers jusk'au automobile ( 300 000 véhicules par an), à l'électronik, l'armement et les industries pharmaceutik et nucléaires.

La prolifération de l'informel

+

 

+L'économie deu quotidien et la petite production marchande:

Notion d'informel: forgée pr rendre compte des caractères spécifiques des « petits métiers », ensuite s'est partiellement superposée à celle de la « petite production marchande » appliquée à des activités éco (commerce, artisanat, services). Ces activités impliquent l'échange monétaire et servent surtt d'initiation au mode de gestion de capitaliste.

+Le petit commerce:

Rapport officiel de 1988 estimait le nbr de vendeurs informels des marchés d'Abidjan à environ 60 000. Toute ville d'Af héberge une kyrielle de marchands ambulants. Vente au micro-détail entraîne un surcoût pr l'acheteur vu la multiplication des intermédiaires. Fractionnement des ventes répartit bénefices pr bcp de commerçants. Ce commerce principalement une affaire de femmes. Petits bénéfice profite à l'éco quotidienne ms pas une forme de capitalisation. Réfrigérateur permet de monter ds la hiérarchie ( produits de luxe qui attirent clients populaire: boisson fraîche, bière ou « sucré »). Enquête a Libreville en 1992: 60% des ménages ont un réfrigérateur; implique que ce n'est plus réservé qu'à l'élite. Nivo d'équipement des pays les lus pauvres progresse ce qui modifie les pratik alimentaires et commerciales.

+Un secteur plein de vitalité: les boissons:

Secteur boissons est multiforme:[ informel, tradition, industrie sous contrôle des stés multtinationales ] = dynamiques complémentaires d'ouverture au monde et d'attachement au terroir propres aux stés en transition. Collecte, préparation, vente: = grands secteurs d'emploi de l'artisanat et du commerce informel. Préparation, distillation des boissons fortement alcoolisées: plus ou moins activités clandestine.

+La restauration de rue:

a pris une importance grandissante au fur et à mesure de la croissance des villes. Cuisine attire la clientèle et peut amener à un stade supérieur lorsque la cuisinière passe de la rue à un local prêté ou loué. L'informel reside ds l'absence de déclaration fiscale des établissements « clandestins » mais sinon semblable aux autres du secteur formel.

+L'artisanat urbain:

Offre toute la gamme des activités: du bricolage à l'entreprise. Productions « traditionnelles » (tissage, poterie, vannerie, sparterie) ne marche que lorsqu'elle veut satisfaire un clientèle touristik friand d'objets « authentik ». Modernité multiplie les nvx métiers, secteur des transports: générateur d'initiatives: réparateur pneumatik par ex = le premier dergré. Nvlles technologies, télécommunication, bureautik, enrichissent la panoplie urbaine. Les « télé-boutiques » fleurissent. L' acquisition de savoir-faire et le parcours qui fait passe du stade d'apprenti à celui d'artisan indépendant participent à la pédagogie urbaine. Les filières d'apprentissage articulent l'informel sur les principes élémentaires du capitalisme, notamment l'exploitation de la force de travail comme support de l'accumulation.

+Le besoin d'argent: les tontines:

succès en milieu urbain, dizaine ou vingtaine de personne voire plus ms la condition est une connaissance entre les membres, ils mettent leur argent en commun, s'accordent sur la periodicité des « cotisations » et sur les conditions d'attribution de la cagnotte. Confiance est la condition de la réussite. Chez certaines tontines ou « sté des amis », certaines pop fortement structurées mettent en jeu plusieurs millions de francs CFA. Fonction socialisante, réunion régulières et parfois repas, rituel et rôle imparti à chake membre ( président, secrétaire, trésorier, censeur,etc.) selon règlements très précis. Existaient avt colonisation ms se st multipliées sous l'impact de l'urbanisation.
+Services en tous genres: Avec commerce, artisanat, les services constituent le grds pourvoyeur du secteur informel. Là aussi les limites st floues. Une paire de ciseaux et un peigne suffisent pr s'improviser coiffeur, une chaise ds la rue fait office de boutik.
« pharmacies par terre », médicament hors du contrôle des services de santé, multiplication des charlatans. Comme ds les pays pauvres, la domesticité abonde. Parmi agents de l'eco informelle, de très nbrx étrangers effectuent des séjours plus ou moins longs ds le but de se constituer une épargne, conditions de vie svent précaires.

+Inventivité et bricolage:

Nbrx voient ds l'informel une manifestation de la créativité des stés que les contraintes vie quotidienne stimulent ds recherche de réponses adaptées aux défis de l'environnement éco. Ms il s'agit d'adaptation de survie. Inventivité des citadins ds l'art de la récup, du bricolage; de la débrouillardise, du détournement, de la réinterprétation fonctionnelle. Le recyclage de materiaux de récup, anime un pan très actif de l'artisanat urbain. La diversité des savoir-faire suppose apprentissages partiellement acquis ds entreprises du secteur formel. L'osmose fonctionne entre les deux secteurs ne serait-ce que sur le mode de l'imitation.

Débrouille, corruption et capitalisme sauvage

 

+Informel et grande corruption:

Les activités informelles du « haut » de la sté urbaine sont d'une tout autre nature. Il ne s'agit plus de survie mais d'enrichissement par des moyens illégaux. La corruption de haut vol s'exece chez les détenteurs du pvr politik. Chacun à son nivo court après l'argent: pr survivre qd on est pauvre, pr tenir son rang qd on est riche. Les capitales, parce qu'elles concentrent les principaux centres de décision, se situent au centre de ces processus de corruption/accumulation. L'éco de corruption n'a rien de spé à l'Af, comme ailleurs, alimente les circuits monétaire souterrains et brouille l'éco réelle, plus qu'ailleurs peut-ê, elle participe des syst redistributifs sur lesquels se construisent le prestige individuel et le clientélisme.

+Argent et dynamique sociale:

L'accession à l'indép et la découverte simultanéee des immenses ressources de la corruption ont provoqué parmi les détenteurs du pvr un chgmt radical du rapport à l'argent. L'argent pas perçu comme un capital à faire prospérer ms comme le moyen d'une consommation sans bornes. L'argent du pvr n'a sucité que peu d'investissements ds les secteurs productifs. La situation évolue cpdt: après une première phase d'investissements immobiliers, les détenteurs de capitaux se tournent désormais vers l'entreprise en profitant du faible coût de la main-d'oeuvre ds le contexte généralisé de sous-emploi urbain. La séquence qui articule corruption/accumulation et « capitalisme sauvage » a commencé a fonctionné ds les villes africaines. Ds le cadre informel du capitalisme sauvage, rapports sociaux se durcissent avec l'émergendce d'une bourgeoisie âpre au gain et la prolétarisation en cours des masses populaires. Conséquence de l'urbanisation, une sté de classes est en train de se substituer aux sté lignagères du monde rural.

+Entre formel et informel,

les dynamiques du haut et du bas, les passerelles st nombreuses, les osmoses fréquentent. Bcp de fluidité caracterise une prod urbaine où il est svent vain de chercher à démêler le formel de l'informe, le licite de l'illicite et dont aucune approche purement quantitative ne peut rendre compte.


+La « débrouille », mode d'emploi:
L'informalité se manifeste très différement selon les acteurs et leur position par rapport aux pvrs politico-administratifs. Le petit peuple des villes pr survivre est plus ou moins contraint à la « débrouille », quiite à prendre quelques libertés vis-à-vis de la loi. Au Zaïre le secteur formel de l'éco obéissant à un minimum de contrôle administratif: 5% pop active en 1990 contre 39% en 1955. L'informalisation de l'éco zaïroise: cas extrême, mais tout à fait révélateur des évolution auxquelles conduit la décomposition des encadrements étatiques. La débrouille peut aussi conduire à la marginalisation sociale et à la délinquance. Chaque grde ville a son « marché aux voleurs ». Plupart acti liées à la débrouillardise flirtent avec l'illicite. Cas critik: tension politik + pb éco : des mvts collectifs peuvent déboucher sur des pillages. Pillages, tt comme émeutes liées aux renchérissement des denrées alimentaires de base en disent long sur les frustrations populaires et les difficultés de la vie quotidienne des masses citadines. L'informel = cache-misère. Rien n'est plus délicat que de définir l'informel (qualifié parfois de « non structuré ») et d'en tracer les bornes: l'interpénétration avec le secteur « formel », svent synonyme d'activité « moderne », brouille les cartes. La différence tient parfois d'avantage au mode de gestion qu'à la nature des activités. Le secteur de l'informel peut se comprendre comme l'ensemble des activités non fiscalisés. Seul une approche de type phénoménologik permet d'appréhender une réalité urbaine en mvt qui ne se laisse pas enfermer ds des modèles préétablis. Sous-produit de l'urbanisation l'informel a proliféré au rythme de la croissance démografik des villes et de l'affaiblissement des capacités gestionnaires des Etats et des services publics locaux. Il représente une adaptation des activités urbaines à la faiblesse du pvr d'achat de la masse citadine d'une part, un détournement de la légalité d'autre part. Deux grdes catégories de l'informel: la plus nombreuse: activité de survie caractérisée par un fractionnement extrême des tâches et des gains. La seconde alimente les entreprises mafieuses d'Etats en voie de « criminalisation ». Il est plus judicieux de distinguer les grandes catégories d'activités informelles que de parler d' « un » informel trompeusement fourre-tout.

L'agriculture urbaine

L'agriculture occupe place importante ds activités des citadins d'Af noire, plus que partout ailleurs ds le monde. Exprime comme l'informel une des grdes singularités. Rare qu'un terrain demeure un terrain vague, cultures vivières pénètrent le coeur des villes. Agri intra-urbaine + periurbaine =part non négligeable de l'alim des citadins. Avec la crise éco de ces dernières années, elle occupe une place croissante ds l'espace des villes et ds l'emploi du tps des citadins. C'est pas une nouveauté ( cf les villes précoloniales et l'existence de jardins intra muros). Today ds un contexte de crise générale alimenaira l'agri urbaine est plus répandue que jamais.

+L'agriculture vivrière entre appoints et survie:

L'agriculture: activité première des villes. Ds grdes villes tjrs présente, les conditions climatiques de 'Af tropicale urbaine favorisent l'agriculture et l'arboriculture urbaines. L'agriculture urbaine s'insinue partt y compris ds les concessions des ministères, les cours des écoles, les campus universitaires: images de villes assiégées luttant contre la faim.

+Le maraîchage:

pê pratiqué toute l'année grâce à l'irrigation. Destiné en priorité à la vente. Emploie majoritairement des hommes. Commercialisatio: plusieurs filières: « légumes pour Blancs », commerçantes apportent soin particulier à la présentation, propreté pr attirer la clientèle exigeante. Cultures florales et ornementales, (y compris les sapins de Noël). Les « légumes indigènes » sont écoulés sur les marchés africains, généralement par les producteurs eux-mêmes.

+L'elevage urbain:

petit élevage, poules, parfois canards, fait partie du décor urbain. Af non musulmane, cochons, chèvres: fonction d'animal poubelle. A ces élevages familiaux destinés tant à l'autoconsommation qu'à l'accomplissement de rituels culturels et sociaux, s'ajoutent les élevages commerciaux artisanaux ou industriels.

Pratiques de l'espace urbain

Les revers de la ville

Croissance délo explosive, insuffisance moyens financiers st responsables carences équipements publics, médiocrité des services municipaux, risques sanitaires de l'environnement urbain. Les deux villes, la riche et la pquvre, se disjoignent ou s'imbriquent en un patchwork complexe, l'inachèvement des infrastructures, le déficit en matière de transports et linsalubrité pèsent sur la vie des hab confrontés quotidiennement aux revers de l'urbanisation.

+Des réseau inachevés:

Voirie centres-villes, des quartiers résidentiels et des principaux axes de liaison répond aux normes de l'urbanisme moderne mais les rues secondaires, et quariers spontanés: rarement goudronnées. Réseaux de distribution d'eau et d'électricité ne déservent qu'une partie du territoire urbain. L'accès à l'eau contrôlée constitue un indicateur de nivo social. Services municipaux et ONG font en sorte que les quartiers démunis soient au moins équipés de bornes-fontaines. Fontaines publiques: lieu de sociabilité quotidien. Distribution d'eau. Enjeux éco considérables . Réseau électrique indiquateur nivo dvpt: très variables d'un pays à l'autre. Les réseaux téléphonik comptent parmi les moins denses du monde, le téléphone portable , les nvlles technologies et les liaisons par satellite pourraient prttant modifier la donne.

+L'eau et la santé:

Avec la concentration pop, le contrôle de la qualité de l'eau est un pb majeur de santé publik. A défaut de marigots, de puits ou de citerne ou pr se procurer une eau de boisson on fait appel aux services de porteurs d'eau, a Ougadougou bcp d'hommes vivent de la vente d'eau. Eaux usées: risk permanent, assainissemnt que ds centre des villes et lotissements résidentiels. Qd villes bâties sur collines, par rares égouts se déversent ds les vallons là où st les pauvres ( grd pb d'Addis Abeda.). Caniveaux engorgés par mank d'entretien, lorske y a pa de réseau on déverse eaux usées ds la rue, plus grave pb concernant l'évacuation des matières fécales. Actions en cours sous l'impulsion d'ONG, construisant sanitaires publik. Pvr publik et ONG encouragent initiatives en faveur de l'hygiène, campagnes d'info tentent d'inculquer les principes de base. Le « péril fécal »: cause importante de mortalite et de maladie ds quartiers populaires.

+Les ordures ménagères:

Ramassage ordures ds plupart des cas que ds les bo quartiers. Pas seulemenr un pb technique et financier ms aussi une question impliquanr la sté et la culture. Au villages: ordures ménagères jetées à même le sol, à l'arrière maisons ou ds fosses à compost. Pr citadin de fraîche date jeté est un réflexe. Maîtresses de maison attentives propreté à l'interieur de la concession, elles paraissent indifférentes à l'exterieur. Budget villes pas à la hauteur des besoins. Foyers de contamination. Pr certains ordures = récupération, tt n'est pas réutilisable. Ville riche, propre; ville pauvre, sale. Ms la proximité impose un minimum de solidarité car les épidémies s'arrêtent rarement aux portes des quartiers. Réels progrès réalisés ces dernières décennies ms encore insuffisant pr que l'eau source de vie cesse d'ê un facteur de mort.

+La crise écologique urbaine:

s'ajoute au pb environnementaux urbain en matière d'assainissement et de ramassage des ordures: les pollution automobiles et industrielle. La législation antipollution est inexistante ou inappliquée. Aspects les pus spectaculaire de la crise écologique urbaine tient à la destruction de l'espace urbanisé, l'implantation anarchik = responsable. Des rigoles non colmatées deviennent ravines; un gros orage les transforme en ravin. Le tissu urbain se déchire sous l'effet d'une érosion rendue agressive par l'urbanisation sauvage. La crise éco urbaine affecte ds des proportions variables et des formes diverses la plupart des villes africaines. L'incapacité des pvrs publik est en cause. Incapacité à faire respecter les interdictions de construire, incapacité à intervenir efficacement en cas de sinistre

Circuler en ville

Le nbr de véhicule à moteur = bon indicateur nivo dvpt.

+Les embarras de la circulation:

Circulation urbaine est devenue chaotique ds un grd nbr de villes. Nbr élevé de victime de la route est devenu, comme ds la plupart des pays africains un pb de sté mettant en cause l'état des véhicules et le comportement des conducteurs. Posséder une voiture reste privilège d'une minorité, minorité dont le nbr s'accroît sans cesse, le marché de l'occasion se dvp auprès des classes moyennes; les travailleurs émigrés en Europe jouent un rôle très actif ds l'importation de véhicules de seconde main. A défaut d'ê proprio: stratégies savantes pr disposer d'une voiture de service ou de fonction. La voiturisation sociale vs pose un homme, la symbolik de l'automobile demeure encore très forte.

+Des transports en commun:

Grde majorité pop utilise transports en commun encore très insuffisants (déplacements = un des grds point noir de la vie quotidienne.). Déplacements ds ville: très contraignants. Syst de transport collectif ne répondent pas aux besoins: citadins passent fréquement plusieurs heures par jour entre leur résidence et leur lieu de travail, les pauvres marchent bcp ds les villes africaines.

La violence urbaine

La violence colle à la ville, l'agglo la rend plus visible et plus spectaculaire, surtt si elle est médiatisée; plus diversifiée car le milieu urbain multiplie les occasions. Au cours de ces toutes dernières décennies, les métropole africaines st devenues des capitales de l'insécurité. L'image de villes menacées vaut en réalité que pr quartiers riches des grdes agglo. Quartiers pop st plus sur car pas grd chose à voler + solidarité voisinage = meilleur des protections. Il convient de distinguer le cas particulier de l'Af du S, marquée d'une violence endémik issue des années d'apartheid; violence se limite aux grde villes pr le reste du continent. Statistik mondiales de la criminalité placent villes sud-af en tête de palmarès: le Cap serait la ville la plus criminelle du monde.

+Les jeunes et la ville:

Depuis années 80, 18 à 25-30 ans excluent du monde du travail, rejetés ds des sous-emplois durable suite au tarissement recrutements ds fonction publik et le secteur moderne de l'éco. Pb cruciaux pr le présent et le futur des villes. Vivier inépuisable pr la violence, les entrpreneurs politik et les fauteurs de guerres civile n'ont pas de mal à y puiser les miliciens. A défaut d'avoir été intégré ds la ville, ils seront les acteurs de sa désintégration ( cf Mogadiscio en Somalie et Brazzaville aau Congo). Jeunesse treès receptive aux modèle de la violence véhiculés par le ciné, la télé, les vidéos. Perte du rôle de médiation que jouait les gérontocratie traditionnelle et l'affaiblissement général des encadrements lignagers avec leurs valeurs morales privent la jeunesse de repères. Phénomène de bande prend de l'ampleur. Criminalisation de l'Etat n'encourage pas la vertu individuelle. Plus que la pauvreté c'est l'inégalité qui est insupportable. Contexte propice à l'usage des drogues. Enjeux financier du trafic d'héroïne et de cocaïne, dont l'Af est today une des plaques tournantes, introduit un nvx nivo ds la criminalité. La délinquance s'échelonne suivant une pyramide qui va du larcin sur les marchés, au vol avec agression physik, et à la criminalité mafieuse impliquant des personnalités polotik intouchables.

+Insécurité et ghettoïsation:

Se dégagent une insécurité croissante, à laquelle répondent une stratégie des groupes sociaux les plus menacés. Maisons « bunkers »; sté de gardiennage, voire milices privées prospèrent. Ce « phénomène du hérisson » selon Marc-Antoine Pérouse de Montclos, se traduit par un enfermement spatial et social niant la fonction d'échange, de rencontre qui fonde la richesse culturelle des villes. La ghettoïsation comme réponse à l'insécurité alimente les dynamiques de ségrégation. L'élévation du nivo de vie moyen ne résout pas tout; elle constitue toutefois une condition nécéssaire à la diminution de l'insécurité et de la violence urbaines.

 

Par aton
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Mardi 6 mai 2008
 

Les villes nées de la colonisation

A l'exception de l'Af australe, la colonisation européenne au sud du Sahara n'a pas

 

été de peuplement mais d'exploitation. La très grde majorité des villes d'Af tropicale ont été créées par la colonisation. Plus de 90% des villes africaines st filles de la colonisation, elles portent les marques de cette origine ds leurs structures et leurs fctions, tt autant que ds leur mémoire. La colonisation a tenu compte de l'état des lieux ( répartition et densité de la pop, aptitudes aux échanges, valeurs stratégiques ) avt de choisir les futurs lieux de l'Etat.On peut mettre un doute: que la colonisation, selon les régions a introduit absolument ou accéléré les dynamiques

d'urbanisation mettant en branle la plus profonde des révolution qu'ait connues le continent.

 

+Réseau urbain et contrôle territorial: La création des villes est très intimement liée au politik. Militaires, missionnaire, fonctionnaires composèrent la trilogie fondamentale des encadrements urbains. Dans les anciennes colonies frçaises, lla fction administrative significative du premier niveau d'urbanisation: les postes de contrôle administratif ( PCA ) , à l'origine de nbreuses villes. Le réseau urbain constitue l'expression concrète du maillage administratif, le réseau hiérarchisé des villes a été l'outils d'encadrements territorial.

 

+L'autonomie communale: Relais du pvr d'Etat, villes ont gagné une part d'autonomie avec la création dès la periode coloniale, de communes de plein ou de moyen exercice. Elles furent le lieu d'apprentissage de la gestion publique et de l'articulation entre l'Etat et les stés locales. Mairies: un des tremplins pr l'accession au pvr. Depuis les indépendances la communalisation a pris de l'ampleur, today considérée comme une des pièces essentielle de la démocratisation. Communes dépendent des subventions de l'Etat, villes: lieux de décalage entre discours et pratiques, les organes de l'Etat exercent tjrs l'essentiel du contrôle par le canal des administrations civiles ou militaires.

 

+Voies de communication et réseaux de villes: Les voies de communication: rôle éminent ds le choix des implantations urbaines; voies d'eau: axes privilégiées de circulation et d'échanges. Les chemins de fer ont aussi été créateurs de ville. Nairobi: en 1902 le chemin de fer inaugurait le dvpt de la future capitale du Kenya.

 

+Economie coloniale et urbanisation: Villes : lieux de contrôle politik et instruments de l'exploitation éco. Ds les pays d'agri d'exportation, elles polarisèrent les réseaux de la « traite », i.e de la collecte des produits agricoles. L'éco d'extraction a donné naissance principalement aux villes minières d'Af du S.

 

Les villes nouvelles

 

 

Depuis les indépendances, le nbr de villes a continué à augmenter, la plupart st des villes adminsitratives et st de petite taille. Certaines: promotion: un village devient sous-préfecture et se voit doté d'un statut de centre urbain, d'autres ont surgi de la brousse avec l'exploitation pétrolière ( Warri au Nigeria ) ou minière ( Zouerate en Mauritanie ), mais deux autres catégories méritent un détour.

 

+Nouvelles capitales et «  villes du prince »: Trois pays ( Nigeria, Côte d'Ivoire et la Tanzanie ) ont déplacé leur capitale portuaire vers l'intérieur, avec un double objectif. L'un, symbolik, vise à recentrer le territoire, à l'image de Brasilia, l'autre plus pragmatique, à décongestionner des capitales saturées.

 

+Les villes de Dieu: On a dit l'importance de l'islam ds l'épanouissement des villes de sahel, partt sur le continent le religieux est présent par les grdes religions instituées comme par leurs multiples avatars.

 

L'espace urbain

On comprend bien une ville qu'en l'appréhendant sous l'angle de sa morphogenèse, forme et histoire. Villes africaines formidables contrastes: luxe insolent et profonde misère se côtoient ds les grdes agglomérations, pas particulier à l'Af, la ville africaine révèle certaines singularités.

La ségrégation

 

+L'héritage colonial:

+L'héritage colonial:

+La ségrégation sociale:

L'urbanisation : diversification croissante, sté engendrant des inégalités. Petite minorité détentrice du pvr politik et éco, s'y comporte en prédateur. «  maisons de ministre »: semble assigner comme principale finalité du pvr politik: un enrichissement perso. Chaque grde ville a ses quartiers chics. La classe bourgeoise : « bureaucratique » ou commerçante = infime pourcentage de la pop urbaine. Concentrée ds villes capitales, partage beaux quartiers avec les étrangers-diplomates,hommes d'affaires-. Leurs enfants fréquentent les mêmes institutions. Les pauvres: quotidien précaire, la ségrégation spatiale liée à la richesse et au statut est plus ou moins criante selon les villes, brutale lorsqu'elle se superpose aux héritages de la ségrégation raciale. Ds la plupart des villes les pauvres se trouvent relégués ds des quartiers périphérik ou ds des espaces dévalorisés: pentes fortes théoriquement inconstructibles, fonds de vallons inondables, zones marécageuses insalubres. Particularités du site rendent chaque ville singulière. Une plaine homogène: zonage résidentiel en grde maille, propice aux ségrégations spatiales; une topographie faite de l'alternance répétée de collines et de vallons favorise des ségrégations de proximité: à Libreville, les riches résident sur la frange littorale et les sommets d'interfluves, les pauvres dans le fond de vallons

 

+Les territores ethniques: la relation entre ville et ethnie dépend de la taille et de la nature de la ville. Les petites villes: svent monoethniques. Villes moyennes peuvent l'être au centre d'une région ethniquement homogène. Afrique de l'Ouest,: pas rare communautés de commerçants résident ds un quartier spécifique, svent en périphérie urbaine: c'est le cas des zongo, quartiers de commerçants musulmans des villes du Togo. Pop capitales: cosmopolitisme plus ou moins bariolé, quartiers tantôt mélangéss, homogènes, chaque ville: combinaison oriinale de brassage ou de repli des hab sur de territoires urbains spécifiques.

 

+Fragmentation ethnique et guerre urbaine: Brazzaville: La division ethnique de l'espace peut entraver le fonctionnement du « creuset urbain » et, dans les cas extrêmes de tension politik, favoriser les explosions de violence: les guerres dont Brazzaville a été le théâtre et l'enjeu en 1993-94 puis en 97. Une des particularités des guerres urbaines: chefs politik fondent leur stratégie sur le contrôle de territoire urbains, et leur tactique sur l'utilisation des miliciens, pr les jeunes milices c'est l'occaasion de ramasser un butin par le pillage, ainsi que d'avoir un semblant de statut. Les replis identitaires entretiennent une géographie dela haine et des peurs, terreau idéal pr le déchaînement de la violence.

 

Orde et désordre: les formes de la ville

Orde et désordre: les formes de la ville

+La géométrie urbaine: L'urbanisme colonial est d'essence géometrik, le plan en damier domine presque sans partage ds les villes africaines today, le dispositif rayonnant à partir d'une place existe aussi, ce dispositif participait à l'urbanisme de contrôle ds les townships.
+Occupation contrôlée et spontanée de l'espace: L'urbanisme d'Etat fondé sur codes largement calqués sur ceux des métropoles, tjrs en vigueur. Ms ss l'effet d'une croissance accélérée, les pvrs publics ont perdu la capacité de contrôler la totalité de l'espace en cours d'urbanisation, des procédures illégales d'occupation du sol urbain et des construction dites « spontanées » ont introduit des éléments nvx ds les paysages des villes africaines: du désordre. La plupart des grdes villes comprennent des quartiers planifiés, et des quartiers d'habitat spontané svent qualifiés d'« anarchiques », il ne faudrait toutefois pas en conclure, les détenteurs de biens fonciers font en général conformité avec les normes del'urbanisme d'Etat. Les contraintes de la circulation, l'automobile,imposent ses limites au désordre. D'autant plus que les restructurations de l'espace urbain ou d'équipement et d'assainissement de quartiers illégaux, modifient en permanence la configuration de la ville donc la classik dichotomie entre « ville légale » et « ville illégale » doit ê nuancée.

 

+La question foncière:La création des villes a posé ds toute son acuité la question des droits fonciers; les politik foncières st perçues comme un moyen de conforter l'Etat qui s'est attribué, au nom de la Nation ou du Peuple, le monopole sur tt ou partie des terres du territoire national. La question foncière: véritablement posée qu'avec l'apparition du phénomène urbain lorsque l'accumulation des hommes a fait du sol un enjeu de la compétiton sociale.
+Des procédures simplifiées de reconnaissance foncière:Démarches complexes et coûteuses aboutissant à la délivrance d'un titre foncier, entreprises par une minorité pr qui la sécurité foncière est préalable à une construction requérant un investissement importan. Procédures simplifiées mises au pt pr régulariser l'occupationn du sol urbain, il s'agit tt d'abord du « permis d'habiter » attribué à la pop indigène démunie, le chef de la famille ne devenant pas proprio de la parcelle concédée. Les législations domaniales actuellement en vigueur ont défini les « permis d'occuper », dont le ppe vaut à quelques variante près dans la plupart des pays.Le permis d'occuper constitue un document opposable aux tiers et donc une garantie en cas de contestation ou d'expulsion pr cause d'utilité publique. Pr la plupart des citadins qui occupent une parcelle de sol urbain ne procédant pas d'un lotissement public, la démarche requise pr l'obtention du permis d'occuper est soit ignorée, soit mal comprise, ou encore jugée trop compliquée et inutilement coûteuse. Les pratik foncières de la majorité des citadins se déroulenten effet très largement en marge de la loi.

 

+Pratiques foncières urbaines: Les deux filières étatiques et populaires de production foncière font apparaître des stratégies complexes révélant de fréquentes imbrications entre l'une et l'autre.Responsables politik et agents de l'Etat détenteurs de l'info foncière savent jouer des deux filières.Le sol urbain: enjeu de premier ordre, support rentier particulièrement convoité.
+Production foncière et reproduction sociale: La recherche de plus-values foncières et immobilières fait désormais partie des pratiques urbaines. La classe dirigeante n'hésite pas à faire main basse sur la ville . La pté urbaine est devenue le supprt principal de la reproduction sociale des dominantes africaines en cours de constitution.

Construire la ville: les modes de production de l'habitat

Question foncière inséparable de la production immobilière. Villes africaines: st des villes basses où dominent les constructions en rez-de-chaussée, conséquence: étalement considérable, les édifices élevés evoluent en CBD, les immeubles collectifs comptent peu,

comme pour le foncier, les filières populaires de production immobilière jouent un rôle moteur ds la croissance urbaine.

 

+L'Etat promoteur: Après les indépendances, les Etats africains se st lancés ds des politik publiques de logement. Les opérations à vocation sociale ont été svent dévoyées. Offices publics d'habitat jouent today un rôle effacé, gestion svent douteuse, et le difficile recouvrement des loyers se st ajoutés à la crise général des Etats, les conduisant à réviser leurs politik immobilières. Néanmoins: parc immobilier d'origine publique: place non négligeable ds le paysage de certaines villes, par exemple à Dakar avec les cités SCIAP et HLM. Sans abandonner complètement ses prérogatives en matière de promotion foncières, la puissance publique tend à concentrer son champ d'intervention sur les pb d'aménagement et d'urbanisme. Un nbr croissant de villes se st dotées de plans d'aménagement, ms la rapidité de la croissance les rends svent obsolètes, parfois même avt qu'ils aient connu un début d'application. Les autorités municipales pas tjrs autorité suffisante pr les faire respecter. De ce pt de vue l'Afrique en diffère pas fondamentalement du reste du monde et l' « anarchie » urbaine n'est pas la caractéristik dominante des villes africaines.
+Les modes populaires de production de l'habitat: Résultat très important d'hab qui construisent leur demeure, le processus dit d'« auto-construction » a joué un rôle déterminant dans l'urbanisation.

 

+Autoconstruction et autopromotion:L'insertion urbaine n'est accomplie que lorsque le chef de famille, après avoir acquis une parcelle, réalise son projet immobilier. La construction initiale svent qu'un abri de fortune, une « case d'attente ». A partir de là, le bâti connait une double évolution: une « durcification » = remplaceer des materiaux précaires par des matériaux durables; une « densification » qui s'accompagne de l'hist de la famille.

 

+Les bidonvilles: On ne les rencontres que ds quelques grandes agglomérations. Toutes les agglomérations importantes d'Afrique de l'Ouest ont leurs quartiers de pauvreté ds lesquels précarité, promiscuité et insécurité cumulent leurs effets, mêm si on ne leur colle pas forcément l'étiquette de bidonville. Les plus grds bidonville à l'est du continent, notamment à Nairobi: Mathare valley n'est que l'un d'entre eux, le plus connu car le plus proche du centre ville, mais bien d'autres s'étendent sur des kilomètres le long de voies ferrés.

L'habitat côté cour et côté jardin

 

+La cour: Une des formes d'habiter les plus originales des villes d'Afrique occidentale principalement. Se compose de bâtiments en rez- de-chaussée disposés autour d'un espace central donnant sur la rue par un passage étroit, svent barré d'une porte qui en préserve l'intimité. La parcelle est d'abord destinée à une entité familiale, les enfants grandis, des pièces se libèrent pr la location. Cour commune, lieu de vie primordial, on y fait la cuisine, ds un coin de la cour la douche dissimulée par des tôles ou des nattes, des toilettes. La cour constitue l'espace premier de sociabilité, un lieu de repli et de paix où l'on aime à s'extraire de l'agitation exterieure, on u reçoit voisins, amis et connaissances. La cour peut aussi devenir un débit de boisson.

 

+Le jardin:La capitale de la République centreafricaine ( 700 000 hab ) est l'archétype de la ville-jardin. L'habitat type: un ou plusieurs bâtiments répartis ds la concession, sans constituer un ensemble fermé. Au mieux, des haies materialisant les limites de parcelles. L'espace non bâti est planté d'arbres fruitiers, palmier, manguiers et quelques arbres à pain; le rural épouse l'urbain, l'agriculture urbaine joue un rôle essentiel ds une éco citadine léthagik.
+Locatif et collectif: L'idéal: ê proprio d'une parcelle et d'une maison; statut de locataire considéré que comme provisoire, il concerne les étrangers, les jeunes célibataires qui débutent leur parcours urbain, les étudiants. Location: situations différentes: ce n'est pas la même chose d'ê locataire ds une cour ou ds l'anonymat d'un immeuble collectif. Le locatif s'adresse à des catégories sociales peu fortunées. Le collectif populaire: rapidement exposé aux dégradations, apparaît comme une solution peu satisfaisante et en tout cas moins prisée que la maison familiale aui reste l'objectif de la plupart des citadins.

 

 

Les villes d'Af marient ordre et désordre. L'ordre: l'urbanisme d'Etat, le pvr d'en haut,planificateur et législateur, confronté aux diverses expressions d'un spontanéisme populaire porté par la vague puissante de la croissance démographique. Sous cette irrépressible poussée, les formes « spontanées » de construction dans des quartiers « illégaux » st devenues une des caractéristik majeures des dyamik d'urbanisation. La création urbaine progresse en une confrontation dialectique de pratiques répondant à différentes logik.

 

Villes sud-af: urbanisme racial: apartheid = expression radicale. Quarante ans après les indépendances, les anciens quartiers européens ont été investis par la bourgeoisie africaine, les ambassades, les activités tertiaires de haut niveau. Ces mutations n'ont en aucune façon atténué l'opposition entre « villes » et « quartiers »- ou « cités », voire « villages ». Pas rare anciennes « zones tampons » maintiennent des discontinuités dans le tissu urbain ( ex: a Kinshasa, le golf et l'aéroport de Ndolo st autant d'éléments de séparation physik entre villes et cités ). Sous l'effet de la croissance, le tissu urbain éclate, formant une composition urbaine sans cesse plus complexe, dont les pièces s'imbriquent en une nvlle géographie très contrastée.

A l'exception de l'Af australe, la colonisation européenne au sud du Sahara n'a pas

 

été de peuplement mais d'exploitation. La très grde majorité des villes d'Af tropicale ont été créées par la colonisation. Plus de 90% des villes africaines st filles de la colonisation, elles portent les marques de cette origine ds leurs structures et leurs fctions, tt autant que ds leur mémoire. La colonisation a tenu compte de l'état des lieux ( répartition et densité de la pop, aptitudes aux échanges, valeurs stratégiques ) avt de choisir les futurs lieux de l'Etat.On peut mettre un doute: que la colonisation, selon les régions a introduit absolument ou accéléré les dynamiques

d'urbanisation mettant en branle la plus profonde des révolution qu'ait connues le continent.

 

+Réseau urbain et contrôle territorial: La création des villes est très intimement liée au politik. Militaires, missionnaire, fonctionnaires composèrent la trilogie fondamentale des encadrements urbains. Dans les anciennes colonies frçaises, lla fction administrative significative du premier niveau d'urbanisation: les postes de contrôle administratif ( PCA ) , à l'origine de nbreuses villes. Le réseau urbain constitue l'expression concrète du maillage administratif, le réseau hiérarchisé des villes a été l'outils d'encadrements territorial.

 

+L'autonomie communale: Relais du pvr d'Etat, villes ont gagné une part d'autonomie avec la création dès la periode coloniale, de communes de plein ou de moyen exercice. Elles furent le lieu d'apprentissage de la gestion publique et de l'articulation entre l'Etat et les stés locales. Mairies: un des tremplins pr l'accession au pvr. Depuis les indépendances la communalisation a pris de l'ampleur, today considérée comme une des pièces essentielle de la démocratisation. Communes dépendent des subventions de l'Etat, villes: lieux de décalage entre discours et pratiques, les organes de l'Etat exercent tjrs l'essentiel du contrôle par le canal des administrations civiles ou militaires.

 

+Voies de communication et réseaux de villes: Les voies de communication: rôle éminent ds le choix des implantations urbaines; voies d'eau: axes privilégiées de circulation et d'échanges. Les chemins de fer ont aussi été créateurs de ville. Nairobi: en 1902 le chemin de fer inaugurait le dvpt de la future capitale du Kenya.

 

+Economie coloniale et urbanisation: Villes : lieux de contrôle politik et instruments de l'exploitation éco. Ds les pays d'agri d'exportation, elles polarisèrent les réseaux de la « traite », i.e de la collecte des produits agricoles. L'éco d'extraction a donné naissance principalement aux villes minières d'Af du S.

 

 

 

Par aton
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Mardi 6 mai 2008

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Afriques noire: explosion démographique et urbanisation. Boulversements éco, sociaux, culturels et politik := on peut donc parler de révolution urbaine.

-Cette révolution trop butale inquiète ( Lagos, Kinshasa inquiètent par leur gigantisme; townships:lieux de violences ). Grandes villes st vues comme des espaces ingérables, criminogènes où certains se retrouvent ds des bidonvilles. D'autres st témoins d'affrontements violents, voire de guerres civiles entre factions politik.

-Grandies trop vite, svent déconnectées de l'éco réelle : villes d'Afrique confrontées à d'énormes pb d'aménagement de l'espace, d'équipements, d'emplois. L'offre satisfait difficilement la demande. Par ailleurs on trouve une pâte humaine riche de vitalité et de capacités inventives. Villes semblent éprouver le besoin de souffler, cette pause peut être mise à profit pour établir le bilan d'une urbanisation qui a boulversé de fond en comble les stés africaines.

De la croissance à la crise de croissance

Tiers de la pop subsaharienne vit désormais en ville, ds les années 40, 10% des Africains étaient citadins. En 50 aucune ville millionnaire en Afrique noire, today 25 et selon les prévisions en 2020 autour d'une soixantaine. Année 40 véritable début de l'explosion urbaine, tout est allé très vite aussi bien la production des espaces urbains que les mutations sociale inhérentes à ce boulversement géographik majeur.

Une urbanisation tardive mais accélérée

+L'incertitude statistique: rapidité chgmt + le sous-équipement des sevices statistiques ne permettent pas de mesurer avec précision l'actualité de l'urbanisation. Ce flou ne remet pas en cause les tendances fondamentales. Les def de la pop urbaine manquent d'homogénéité d'un pays à l'autre. Assez svent les def combinent plusieurs critères, quantitatifs et qualitatifs ( ex: structure pop active ds l'ex-Zaïre ). Fctions administratives parfois privilégiées: au Togo on considère comme urbaine toute localité ayant le statut de commune, au Gabon ce st les chefs-lieux de département, quelque soit leur pop.

+L'attraction urbaine: villes today: véritable fascination sur pop africaines. Ds un premier tps stés locales distantes face à une création des blancs. Croissance fut lente avt que les « boys », agent de la force publique, scolarisés issus des missions chrétiennes,écrivains, et autres aventuriers de l'experience citadine ne désenchantent le milieu urbain. Plusieurs générations st nécessaires pur créer une authentique urbanité.

L'exode rurale = puissant moteur d'accélération de la croissance des villes très sensibles dans les années 40.

+L'exode rural: n'est pas un exode de la misère, une fuite des sans-terre cherchant en ville une voie de survie. Pression foncière toutefois facteur de départ lorsque croissance démo rompt les équilibres pop/ressources.

Départs forcés résultent de facteurs conjoncturels ( ex: Nouakchott: sécheresses récurrentes à paritr de 68 ont accéléré une urbanisation, la capitale mauritanienne, planifiée pour accueillir 8000 personnes en 70 en compte 40000, la sécheresse de 73 a porté sa pop à environ 100000, today il ya plus de 500000 hab ).

Les exodes sous contraintes st svt csq des guerres, les pop se réfugient en ville où elles croient svent à tort trouver sécurité et vivres.

 

 

Les villes d'Afrique du Sud

Les « émirats » pétroliers ( Congo et Gabon ) mis à part, l' Af du Sud: pays le plus urbanisé d'Af subsaharienne, le seul où l'urbanisation soit aussi directement liée aux activités productives des secteurs secondaires et tertiaires.

Ségrégation légalisée par le régime d' apartheid ( 1948-94 ), villes qui se rapprochent le plus des standards d'urbanisation des pays dvpés. L'Af du Sud a servi de labo à l'élaboration du modèle colonial d'urbanisation.

 

+L'archétype de la ville coloniale: Af du S: colonie de peuplement, villes crées par et pr les Blancs. Au cours croissance: séparation résidentielle entre Noirs et Blancs, les Noirs rejtés à la périphérie. L' « hygiénisme » phobie au 19ème, justifiait l'établissement de zones tampons, les buffer zone pr séparer les « races ». Bien avt la législation d'apartheid les Noirs avaient été refoulés des espaces centraux et se trouvaient concentrés ds le township de Langa. Années 50 virent l'application systématique des principes d'une ségrégation spatiale concernant désormais les non-Blancs. Noirs, Métis, Indiens déportés vers les plaines sableuses des Cape Flats où furent installés les grds townships de Mitchell Plain et plus récemment de Khayelitsha. Depuis la fin du 19ème, l'hist urbaine de l'Af du S dominée par la volonté des Blancs a été de contrôler l'afflux des Noirs vers les centres industriels et miniers qui exigeaint une main-d'oeuvre abondante.

 

+Les townships: Application d'une politik délibérée de racisme résidentiel, lotissement pr non-Blancs, matérialisant la ségrégation raciale, implantés à distance respectable des centres-villes, reliés par des voies ferrées ( Soweto: South-West Township) véritable double de Johannesburg, de 1 à 3 millions d'hab, selon des estimation très incertaine se divise en une trentaine de townships distincts destin és repectivement aux Noirs, Métis, Indiens. Qq townships inclus ds la ville blanche, barrières les bouclent( emprises industrielles ou ferroviaires) en remplissant la fction des buffer zones ( Alexandra, nord-est de Johannesburg, réputation d'un quartier de grde insécurité. Ce quia rendu les villes d'Af du S uniques au monde, c'est l'appplication systématiques de gestion de l'espace reposant sur la différence légalement établie entre grpes raciaux, fondement de l'apartheid. Pratiques identiques ont caractérisé la ville coloniale partt en Af subsahariennne, surtt ds les colonies où la communauté blanche était importante.

 

+Industrialisation et urbanisation: L'urbanisation sud-af doit bcp à l'industrie extractive. Johannesburg en est l'illustration la plus spectaculaire. Découverte de l'or du Witwatersrand en 1886: « ruée vers l'or ». La diversification industrielle a pris le relais de la mine.

 

+Le rêve américain: Si l'on cherche des comparaisons pour les villes sud-af, c'est l'image des Etats-Unis qui s'impose. Townships et ghettos noirs: parenté, moins ds leur physionomie que ds le principe ségrégatif qui a guidé l'organisation de l'espace, les centres-villes ont evolué sur le modèle des Central Business District ( CBD ) abritants sièges sociaux des grdes entreprises et administrations publiques.

Les villes nées de la colonisation

+Argent et urbanisation: facteurs éco svent déterminant ds l'attraction urbaine. Au

coeur du désir: l'argent. Ville: seule susceptible d'ouvrir les portes de la fortune ou de l'infortune car le tri est sévère.

Migration se nourrit de représentations: villes = possibilité de « gagner de l'argent » , donc d'accéder aux marchandises, d'entrer ds la sté de consommation. Ce modèle exerce une puissance d'attraction insoupçonnée sur les jeunes villageois, et crée une rupture radicale avec les syst de valeurs et les habitus ancestraux. Autrefois richesse n'était pas synonyme d'accumulation de biens, mais résidait ds des prestiges fondés tant sur le savoir et la force que sur une descendance nbreuse.

Au village ce qui importe c'est la qualité de vie, on y est « privé » et on y « souffre » selon les expressions du parler franco-africain. Qd les jeunes ruraux st scolarisés ils découvrent ds leurs manuels un monde totalement différent du leur.

L'exode rural engendre svent désillusions mais

la ville malgré les difficultés de la vie quotidienne, les ratés de l'activité éco, les echecs de l'insertion sociale, représente un mieux du moins ds la plupart des situations.

 

+Ville et rupture: Ce mieux s'appelle modernité. Fossé énorme entre villes et villages.

Sté rurales: lieu de conservation des valeurs et des pratiques du passé; le syst d'autorité fondé sur la primogéniture st de moins en moins accepté par les jeunes, le départ à la ville peut ê un moyen de s'y soustraire. Le saut ds l'urbain est encouragé par les familles qui misent sur la réussite d'un garçon en investissant ds des études nécesssitant un séjour en ville. Depuis plusieurs décennies le destin individuel passe par la ville.

Les modalités de l'exode rurale varient bcp suivant les ethnies.

L'exode rural se déroule en deux phases: la première caractérisée par une migration essentiellement masculine, depuis les indépendances le rééquilibrage des sexes s'est réalisé.

 

+Socialisation et urbanisation: L'ecole: un des vecteurs les plus eficaces de l'urbanisation. Enseignement primaire: première possibilité de rompre avec le milieu rural, généralement dispensé ds la langue de officielle de l'Etat ( i.e bien svent celle de l'ancienne puissance coloniale), celle-ci est le sésame qui a lgtps permis d'entrer ds la fonction publik, incarnation par excellence de la modernité. L'enseignement ds les langues dites « nationales » représente une émancipation par rapport à l'héritage colonial mais comporte des risk de repliement lorsqu'elles st privilégiées. Elites politik et eco envoient leurs enfants ds des établissement anglais ou frçais , sachant bien que le capital linguistique constitue un des fondements de la reproduction sociale.

Après l'ecole primaire le parcours scolaire se poursuit en ville, collèges et lycées reflètant la hiérarchie urbaine, ils ont aussi donnés leur configuration aux petites villes qui ont l'enseignement comme activité principale. Après l'enseignement secondaire dispensé par la petite ville, l'étape suivante conduit vers la gde ville, le plus svent vers la capitale, car la petite ville propose de tro rares emplois.

Les pays qui présentent le taux de pop urbaine le plus élevé d'Afrique st aussi les plus scolarisés: Gabon,Congo ont un taux théorik de 100% ds le primaire. Cette corrélation étaye l'hyp d'un lien entre scolarisation, migration et urbanisation, mais ne peut être prtant érigée en loi générale: au Rwanda et au Burundi, l'enseignement secondaire est dispensé pr une large part par les missions chrétiennes rurales, le collège n'a pas eu d'effet urbanisant. D'une manière générale la liaison reste forte entre l'école et la ville, comme entre la ville et l'Etat. L'originalité de l'Afrique tient à la brutalité des évolutions: c'est cela qui autorise à parler de rupture.

 

+L'inégale urbanisation: Très fortes disparités ( ex: Gabon 73% au recensement de 93 et le Rwanda-Burundi entre 6 et 8% ). La tendance conduit vers une homgénéisation progressive.

 

+Maritimité et enclavement: Etats à façade maritime st plus précocements ouverts à l'éco de marché que les Etats enclavés. Les diff s'atténuent. Néanmoins nbre élevé de gdes villes en position littorale car avantage, majorité villes millionnaires d'Afrique subsaharienne st des ports maritimes, dispositif conforme à une urbanisation historiquement liée à l'ouverture de l'Afrique sur les échanges mondiaux.

 

+Densité et urbanisation: Pays enclavés d'Afrique de l'Est se distinguent par les taux d'urbanisation les plus bas du continent: Ethiopie, Ouganda, Rwanda et Burundi, Malawi. Importance reliefs montagneux, les éco agricoles manquent d'ouverture sur l'exterieur, absence de ressources minières, ces pays de hautes terres comptent parmis les plus densément peuplés du continent.

 

 

L'insertion urbaine

 

+Filières migratoires:

+Filières migratoires:

+Réseaux sociaux et intégration urbaine: De multples associations à finalité culturelle, professionnelle ou religieuse ont fleuri à la faveur de l'urbanisation. La multitude de mvt associatifs, canalise les flux migratoires et facilite l'insertion à la ville. Spécialisations professionnelles sur trame généralement ethnique; l'accesion au pvr d'un homme politik provok afflux de migrants issus de son gpe ethnique.

 

+Parcours de citadin: Petite ville = relais entre village et métropole, hébergement à proximité des lieux d'emploi, le nvx citadin si il n'est pas hébergé par un membre de la famille est locataire d'un vieux citadin pr un tps provisoire car le but est d'accéder à une parcelle de terrain à bâtir et construire son chez-soi, le « chez » ( expression des hab de Lomé ).

 

 

Les évolutions en cours

Depuis environ deux décennies, l'urbanisation change provisoirement de rythme et de nature.

Le ralentissement croisssance urbaine s'accompagne de chgmt qualitatifs au bénéfice des villes petites et moyennes.

 

+Croissance naturelle et bilan migratoire: Tarissement de la migration, départs de plus en plus nbreux et arrivées en nbre de plus en plus réduit. L'excédent des naissances sur les décès est le premier facteur de croissance démographique. Fécondité en milieu urbain reste très élevée pr deux raisons pples. D'une part la pop est très jeune et d'autre part, les néo-citadins ont lgtps conservé des comportements natalistes. Chgmt cependant rapides: face aux diff de le vie quotidienne, les nvlles générations limitent les naissances. De plus mortalité urbaine plus faible que en milieu rurale grâce aux différentes structures ( pop jeune, soins médicaux).

 

+Le temps des petites villes: Métropoles frappées de plein fouet par la crise des années 80 et un chômage croissant engendrant insécurité et violence, les grdes villes ont céssé d'ê considérées commz les lieux nécessaires de la modernité. La Banque mondiale a encouragé le dvpt des villes qualifiées de petites, moyennes, ou intermédiaires, très proches du milieu rural: la majorité des hab tirent de l'agri une part substantielle de leurs ressources. Le semi-urbain ne cesse de se densifier au fur et à mesure qu'augmentent les taux d'urbanisation. On observe partout un renforcement des réseaux des villes, une diffusion de l'urbanisation physique et sociologik qui n'est plus l'apanage de quelques grdes cités.

 

+La question des « retours »: mobilité et fluidité: Les retours prennent svent la forme d'une mobilité iterurbaine, en faveur des petites villes, la condition paysanne n'étant que peu attrayante.

+L'exurbanisation:

Difficultés de la vie quotidienne,citadins abandonnent la ville pr s'installer à sa périphérie lorsque des terrains suffisament étendus st dispo pr y pratiquer une activité agri. Ce phénomène permet de faire face aux besoins de la consommation familiale tout en demeurant à proximité de la ville pr profiter de ses services.

Entre les véritables retours au village, la mobilité de ville à ville et les formes nouvelles de résidence mi-urbaine, mi-rurale, une grde fluidité régit les déplacement résidentiels. Fluidité caractéristik des stés et d'espaces ouverts, de plus des liens st conservés entre citadins et leur milieu rural d'origine et l'urbanisation n'a pas conduit à l'abandon de l'activité agri perpétuée en particulier par les femmes. Parents et alliés constituent autant de pts d'appui, au moins de repères, balisant les déplacements ds l'espace.

 

 

Plusieurs générations de villes

Irrésistible tendance à l'uniformisation fonctionnelle, conditions de l'origine des villes permettent de les regrouper en quelques grdes familles, on distinguera quatre générations.

Les villes précoloniales

 

Certains espaces ont été urbanisé avt arrivée Européens en particulier l'Afrique de l'Ouest, ils correspondent à l'aire d'expansion des anciens empires continentaux et aux franges de contact avec le monde arabe, les Etats de l'Afrique ancienne s'appuyaient sur des réseaux de villes, capitales politik et centres d'échanges commerciaux, la plupart de ces sites ne st qu'archéologik.

 

+Les villes fortes d'Ethiopie: L'hist moderne de l'Ethiopie et de la conquête du sud durant la deuxième moitié du 19ème a été marquée par la fondation d'un réseau de villes fortes, les kätäma ( établies sur les hauteurs ), destinées à contrôler le territoire conquis en les arrimant à la nvlle capitale éthiopienne, Addis Abeda, fondée en 1887.

 

+Les villes de Sahel: Sahel continental: marges du Sahara et le Sahel maritime: rivages de l'océan Indien: ont favorisé l'éclosion de villes marchandes. Se sont fusionnées avec les lieux de pvr des empires ou se st constituées en centres politik autonomes ( ex: « cités Etats » haoussa du nord du Nigéria ). Touts fortement marquées par l'islam dont elles furent les premiers jalons en Afrique noire. Le triple héritage pvr, religion, commerce evoque l'Orient arabe par leur architecture et les parcours labyrinthiques de leurs médinas. Les villes du Sahel ont l'échange pr raison d'ê.

 

+L'exception nigériane: l'urbanité yoruba: villes du sud-ouest du Nigeria, terreau indiscutablement africain, plus important résea urbain précolonial, ces cités se rattachent à la civilisation du bénin, les plus anciennes (Ilé-Ifé, Old Oyo ) remonteraient au 9ème, 10ème siècle, probablement fction militaire, grdes villes actuelles création plus récente, quelques-unes fondées début 19ème lorsque les Yoruba menacés par l'expansion amorcèrent un repli en direction du sud-ouest. Toutes ces villes st développées autour du palais de l'oba ( le roi ), enceinte fortifiée en terre, intra muros on trouve des terrains agricoles suffisant pr faire face à un siège, l'extansion et la densification du bâti les ont fait disparaître, mais citadins restent attachés à la terre et posssèdent svent des jardins hors de la ville, voire de véritables domaines qui servent de support à une rente foncière agricole: situation rare en Afrique noire

Le migrant type est jeune juske ds les années 60 surmasculinité, mais le déséquilibre des sexes s'atténue avec la constitution des familles et une participation croissante des jeunes filles à la migration, l'existence de réseaux facilite l'insertion, en ville on trouve une structure d'accueil auprès de membres de la famille ou d'originaires qui répondent au devoir de solidarité. La migration scolaire s'insère ds ces réseaux. Un parent, une simple connaissance héberge le collégien en échange d'une pension modique, de quelques services ou de l'envoi périodique de nourriture par la famille restée au village.

 

coeur du désir: l'argent. Ville: seule susceptible d'ouvrir les portes de la fortune ou de l'infortune car le tri est sévère.

Migration se nourrit de représentations: villes = possibilité de « gagner de l'argent » , donc d'accéder aux marchandises, d'entrer ds la sté de consommation. Ce modèle exerce une puissance d'attraction insoupçonnée sur les jeunes villageois, et crée une rupture radicale avec les syst de valeurs et les habitus ancestraux. Autrefois richesse n'était pas synonyme d'accumulation de biens, mais résidait ds des prestiges fondés tant sur le savoir et la force que sur une descendance nbreuse.

Au village ce qui importe c'est la qualité de vie, on y est « privé » et on y « souffre » selon les expressions du parler franco-africain. Qd les jeunes ruraux st scolarisés ils découvrent ds leurs manuels un monde totalement différent du leur.

L'exode rural engendre svent désillusions mais

la ville malgré les difficultés de la vie quotidienne, les ratés de l'activité éco, les echecs de l'insertion sociale, représente un mieux du moins ds la plupart des situations.

 

+Ville et rupture: Ce mieux s'appelle modernité. Fossé énorme entre villes et villages.

Sté rurales: lieu de conservation des valeurs et des pratiques du passé; le syst d'autorité fondé sur la primogéniture st de moins en moins accepté par les jeunes, le départ à la ville peut ê un moyen de s'y soustraire. Le saut ds l'urbain est encouragé par les familles qui misent sur la réussite d'un garçon en investissant ds des études nécesssitant un séjour en ville. Depuis plusieurs décennies le destin individuel passe par la ville.

Les modalités de l'exode rurale varient bcp suivant les ethnies.

L'exode rural se déroule en deux phases: la première caractérisée par une migration essentiellement masculine, depuis les indépendances le rééquilibrage des sexes s'est réalisé.

 

+Socialisation et urbanisation: L'ecole: un des vecteurs les plus eficaces de l'urbanisation. Enseignement primaire: première possibilité de rompre avec le milieu rural, généralement dispensé ds la langue de officielle de l'Etat ( i.e bien svent celle de l'ancienne puissance coloniale), celle-ci est le sésame qui a lgtps permis d'entrer ds la fonction publik, incarnation par excellence de la modernité. L'enseignement ds les langues dites « nationales » représente une émancipation par rapport à l'héritage colonial mais comporte des risk de repliement lorsqu'elles st privilégiées. Elites politik et eco envoient leurs enfants ds des établissement anglais ou frçais , sachant bien que le capital linguistique constitue un des fondements de la reproduction sociale.

Après l'ecole primaire le parcours scolaire se poursuit en ville, collèges et lycées reflètant la hiérarchie urbaine, ils ont aussi donnés leur configuration aux petites villes qui ont l'enseignement comme activité principale. Après l'enseignement secondaire dispensé par la petite ville, l'étape suivante conduit vers la gde ville, le plus svent vers la capitale, car la petite ville propose de tro rares emplois.

Les pays qui présentent le taux de pop urbaine le plus élevé d'Afrique st aussi les plus scolarisés: Gabon,Congo ont un taux théorik de 100% ds le primaire. Cette corrélation étaye l'hyp d'un lien entre scolarisation, migration et urbanisation, mais ne peut être prtant érigée en loi générale: au Rwanda et au Burundi, l'enseignement secondaire est dispensé pr une large part par les missions chrétiennes rurales, le collège n'a pas eu d'effet urbanisant. D'une manière générale la liaison reste forte entre l'école et la ville, comme entre la ville et l'Etat. L'originalité de l'Afrique tient à la brutalité des évolutions: c'est cela qui autorise à parler de rupture.

 

+L'inégale urbanisation: Très fortes disparités ( ex: Gabon 73% au recensement de 93 et le Rwanda-Burundi entre 6 et 8% ). La tendance conduit vers une homgénéisation progressive.

 

+Maritimité et enclavement: Etats à façade maritime st plus précocements ouverts à l'éco de marché que les Etats enclavés. Les diff s'atténuent. Néanmoins nbre élevé de gdes villes en position littorale car avantage, majorité villes millionnaires d'Afrique subsaharienne st des ports maritimes, dispositif conforme à une urbanisation historiquement liée à l'ouverture de l'Afrique sur les échanges mondiaux.

 

+Densité et urbanisation: Pays enclavés d'Afrique de l'Est se distinguent par les taux d'urbanisation les plus bas du continent: Ethiopie, Ouganda, Rwanda et Burundi, Malawi. Importance reliefs montagneux, les éco agricoles manquent d'ouverture sur l'exterieur, absence de ressources minières, ces pays de hautes terres comptent parmis les plus densément peuplés du continent.

 

 

L'insertion urbaine

 

+Filières migratoires:

+Filières migratoires:

+Réseaux sociaux et intégration urbaine: De multples associations à finalité culturelle, professionnelle ou religieuse ont fleuri à la faveur de l'urbanisation. La multitude de mvt associatifs, canalise les flux migratoires et facilite l'insertion à la ville. Spécialisations professionnelles sur trame généralement ethnique; l'accesion au pvr d'un homme politik provok afflux de migrants issus de son gpe ethnique.

 

+Parcours de citadin: Petite ville = relais entre village et métropole, hébergement à proximité des lieux d'emploi, le nvx citadin si il n'est pas hébergé par un membre de la famille est locataire d'un vieux citadin pr un tps provisoire car le but est d'accéder à une parcelle de terrain à bâtir et construire son chez-soi, le « chez » ( expression des hab de Lomé ).

 

 

Les évolutions en cours

Depuis environ deux décennies, l'urbanisation change provisoirement de rythme et de nature.

Le ralentissement croisssance urbaine s'accompagne de chgmt qualitatifs au bénéfice des villes petites et moyennes.

 

+Croissance naturelle et bilan migratoire: Tarissement de la migration, départs de plus en plus nbreux et arrivées en nbre de plus en plus réduit. L'excédent des naissances sur les décès est le premier facteur de croissance démographique. Fécondité en milieu urbain reste très élevée pr deux raisons pples. D'une part la pop est très jeune et d'autre part, les néo-citadins ont lgtps conservé des comportements natalistes. Chgmt cependant rapides: face aux diff de le vie quotidienne, les nvlles générations limitent les naissances. De plus mortalité urbaine plus faible que en milieu rurale grâce aux différentes structures ( pop jeune, soins médicaux).

 

+Le temps des petites villes: Métropoles frappées de plein fouet par la crise des années 80 et un chômage croissant engendrant insécurité et violence, les grdes villes ont céssé d'ê considérées commz les lieux nécessaires de la modernité. La Banque mondiale a encouragé le dvpt des villes qualifiées de petites, moyennes, ou intermédiaires, très proches du milieu rural: la majorité des hab tirent de l'agri une part substantielle de leurs ressources. Le semi-urbain ne cesse de se densifier au fur et à mesure qu'augmentent les taux d'urbanisation. On observe partout un renforcement des réseaux des villes, une diffusion de l'urbanisation physique et sociologik qui n'est plus l'apanage de quelques grdes cités.

 

+La question des « retours »: mobilité et fluidité: Les retours prennent svent la forme d'une mobilité iterurbaine, en faveur des petites villes, la condition paysanne n'étant que peu attrayante.

+L'exurbanisation:

Difficultés de la vie quotidienne,citadins abandonnent la ville pr s'installer à sa périphérie lorsque des terrains suffisament étendus st dispo pr y pratiquer une activité agri. Ce phénomène permet de faire face aux besoins de la consommation familiale tout en demeurant à proximité de la ville pr profiter de ses services.

Entre les véritables retours au village, la mobilité de ville à ville et les formes nouvelles de résidence mi-urbaine, mi-rurale, une grde fluidité régit les déplacement résidentiels. Fluidité caractéristik des stés et d'espaces ouverts, de plus des liens st conservés entre citadins et leur milieu rural d'origine et l'urbanisation n'a pas conduit à l'abandon de l'activité agri perpétuée en particulier par les femmes. Parents et alliés constituent autant de pts d'appui, au moins de repères, balisant les déplacements ds l'espace.

 

 

Plusieurs générations de villes

Irrésistible tendance à l'uniformisation fonctionnelle, conditions de l'origine des villes permettent de les regrouper en quelques grdes familles, on distinguera quatre générations.

Les villes précoloniales

 

Certains espaces ont été urbanisé avt arrivée Européens en particulier l'Afrique de l'Ouest, ils correspondent à l'aire d'expansion des anciens empires continentaux et aux franges de contact avec le monde arabe, les Etats de l'Afrique ancienne s'appuyaient sur des réseaux de villes, capitales politik et centres d'échanges commerciaux, la plupart de ces sites ne st qu'archéologik.

 

+Les villes fortes d'Ethiopie: L'hist moderne de l'Ethiopie et de la conquête du sud durant la deuxième moitié du 19ème a été marquée par la fondation d'un réseau de villes fortes, les kätäma ( établies sur les hauteurs ), destinées à contrôler le territoire conquis en les arrimant à la nvlle capitale éthiopienne, Addis Abeda, fondée en 1887.

 

+Les villes de Sahel: Sahel continental: marges du Sahara et le Sahel maritime: rivages de l'océan Indien: ont favorisé l'éclosion de villes marchandes. Se sont fusionnées avec les lieux de pvr des empires ou se st constituées en centres politik autonomes ( ex: « cités Etats » haoussa du nord du Nigéria ). Touts fortement marquées par l'islam dont elles furent les premiers jalons en Afrique noire. Le triple héritage pvr, religion, commerce evoque l'Orient arabe par leur architecture et les parcours labyrinthiques de leurs médinas. Les villes du Sahel ont l'échange pr raison d'ê.

 

+L'exception nigériane: l'urbanité yoruba: villes du sud-ouest du Nigeria, terreau indiscutablement africain, plus important résea urbain précolonial, ces cités se rattachent à la civilisation du bénin, les plus anciennes (Ilé-Ifé, Old Oyo ) remonteraient au 9ème, 10ème siècle, probablement fction militaire, grdes villes actuelles création plus récente, quelques-unes fondées début 19ème lorsque les Yoruba menacés par l'expansion amorcèrent un repli en direction du sud-ouest. Toutes ces villes st développées autour du palais de l'oba ( le roi ), enceinte fortifiée en terre, intra muros on trouve des terrains agricoles suffisant pr faire face à un siège, l'extansion et la densification du bâti les ont fait disparaître, mais citadins restent attachés à la terre et posssèdent svent des jardins hors de la ville, voire de véritables domaines qui servent de support à une rente foncière agricole: situation rare en Afrique noire

Le migrant type est jeune juske ds les années 60 surmasculinité, mais le déséquilibre des sexes s'atténue avec la constitution des familles et une participation croissante des jeunes filles à la migration, l'existence de réseaux facilite l'insertion, en ville on trouve une structure d'accueil auprès de membres de la famille ou d'originaires qui répondent au devoir de solidarité. La migration scolaire s'insère ds ces réseaux. Un parent, une simple connaissance héberge le collégien en échange d'une pension modique, de quelques services ou de l'envoi périodique de nourriture par la famille restée au village.

 

Par aton
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Dimanche 4 mai 2008

L'ordre spatial

 

Dynamiques résultant du découpage colonial= nouvel ordre spatial en Afrique subsaharienne : 48 États très hétérogènes de vaste dimension et micro-États insulaires; Mais tous ces États présentent 1 caractéristique commune : origine exogène
Question de l'Etat contemporain en Afrique : rapports avec passé précolonial et colonial , articulation avec autres modalités d'encadrement (ethnique)=>nombreuses réponses différentes; États nés de modèles importés et imposés avant d'être revendiqués et appropriés= fort degré de mimétisme : pas de rupture radicale : classe politique émergente formée en métropole glissée ds moule hérité, fonctionnement encore parfois sur textes coloniaux; constitutions démocratiques adoptées ds 1990's ont fait référence à des modèles familiers; Mais mimétisme formel recouvre pratiques enracinées ds soubassement culturel + ou – explicite mais suffisamment vivace pour une démarcation avec matrice = état rhizome : surface lisse mais enracinement ds terreau grumeleux et vivant des sociétés=> Question de la greffe d'un « État importé »
=> images contrastées d'une réalité ambigüe et contrastée : costume-cravate/boubou chamarré
Greffe de l'État a réussi variablement ds Afrique plurielle, par terroirs qui ne s'y prétaient pas uniformément : situations politiques contemporaines diverses par spécificités endogènes plus que par différences de modèles importés (opposition modèle Fra centralisateur et jacobin= administration directe/GB plus particulariste et empirique= indirect rule ; mais admin coloniale a du s'adapter aux circonstances et particularités, notamment sur présence de relais locaux)
=> différences de cultures administratives; mais fortes parentés des systèmes de contrôle des espaces et des hommes : circonscription de l'espace pr rapprocher figure abstraite de l'État des territoires quotidiens=> resserrement des mailles pr résorber espaces fluides aux marges floues;Système de cantonnement des hommes semblables en principe, mais à application variable selon contextes politiques locaux et poids de ethnie
Au nom de l'ethnie
incertitudes du statut épistémologique de l'ethnie, et son usage fait pendant 1980's= entreprise de déconstruction du concept pr souligner inconsistance des conceptions ontologiques=> minimisation du rôle des ethnies ds conflits contemporains; Mais retour en force des phénomènes identitaires oblige à mise en perspective d'un concept polysémique ; accord général : langue et culture définissent identité ethnique; mais difficulté vient de la segmentation ou du regroupement des ethnies par différences ou similitudes linguistiques=> difficulté du repérage des discontinuités actives sur terrain mouvant des identités par ethnogénèse permanenteles Ethnies : ne répondent pas à des espaces précisément délimités=> cartographie très délicate, avec chevauchements , interpénétrations et gradients+ transgressions de frontières d'Etat= discordances spatiales ethnies/État= question du modèle de l'Etat-nation impliquant concordance forte territoire/identité
•Le mot et la chose :question ethnique : passage obligé de toute étude de l'Afrique; ethnographie coloniale= classement des populations en race, avec considérations et jugements de valeur, puis hiérarchisation pour répondre aux préoccupation pratiques admin., de contrôle et d'évangélisation;
Tribu: mot sujet à caution: dévaluation par contenu péjoratif du « tribalisme », accusé des dysfonctionnements politiques de l'Afrique qui empêcherait accés à la démocratie et à la citoyenneté, comme un résidu de l'état « primitif »; mais réprobation du tribalisme n'empêche pas emploi du terme de tribu comme société lignagère ( tribe ) ou comme synonyme d'ethnie (en Afrique francophone); tribus : pr sociétés nomades segmentaires: organisées sur base des unités socio-spatiales élémentaires, par extension des liens de parenté et rassemblement à échelon supérieur ds fédérations et confédérations qui dessinent groupe ethnique
•Regard colonial et inventaire ethnique : Rejet des sociétés africaines vers la nature par colonisation = entreprise illusoire de naturalisation de la culture, en oubliant ethnies comme acteurs de l'histoire; Mais colonisation a changé paysage ethnique : fabrication d'ethnies par classements nés des inventaires et étiquetages des populations des territoires inconnus, définis physiquement à partir d'éléments physiques; mais définition d'un territoire est plus simple que celle d'un groupe d'hommes aux contours incertains et mobiles=> incertitudes, qui se sont résorbées progressivement par dénominations et délimitations
Mais il n'y a qu'un pas d'inventaire à invention: administrateurs recherchaient ethnies désignées de manière parfois aléatoire et arbitraire pr relayer pvr colonial=disparition ou fabrication d'ethnies par regroupements de petites ethnies ou généralisations à une fonction
Signification ethnonymiques dépendent du langage du locuteur ( Touareg en langue arabe , Kel Tamacheq pr Touaregs Tamacheqs eux mêmes ) possibilité de différences entre noms données au groupe à l'intérieur et à l'extérieur du groupe; ou même mot peut recouvrir sens différent , selon situation ds le groupe ethnique, en modifiant représentation : rôle de la distance : éloignement regroupe populations différentes ds un ensemble (terme Haoussa utilisé pr désigner commerçants musulmans en Afrique centrale), proximité sépare
•Babel africain : Langue : place éminente parmi critères de distinction ethniques ; travaux des missionnaires pr traduction des évangiles , puis des linguistes pr dresser tableau très complexe de plusieur milliers de parlers différents, même si on considère seulement groupes d'intercompréhension
Grandes familles linguistiques : n'aident pas à la compréhension, car trop englobantes (ex : notion de l'ethnie bantoue est dénuée de ses : 450 langues, et de ses ethnies ds ensemble très divers)
(contre-ex : pop parlant la même langue ne sont pas ipso facto unies : Hutus/Tutsis au Rwanda)=>Rapport langue/ethnie est complexe, avec plupart des Africains plurilingues; Mais certaines langues sont devenues véhiculaires : swahili ds toute Afrique de l'E, lingala au Congo=>pratiques linguistiques ne donnent pas mécaniquement accès aux classifications ethniques et à leurs réalités
•Dis-moi ce que tu fais, je te dirais qui tu es : entrée par activité est aussi critère de différenciation; mais spécialisations professionnelles ne définissent pas seules une ethnie : groupes peuvent être héréditairement attachés à un métier, renforcées par migrations internationales; commerçants étranger sont aussi acteurs involontaires d'une « ethnicisation » qui se retourne contre eux pendant périodes de crises où ils sont désignés comme boucs émissaires=> « l'ethnie c'est les autres »= problème des éléments fondateurs de l'altérité
•De la démarche classificatoire au classement hiérarchique : Classement des ethnies par puissances coloniales => hiérarchisation fréquente selon critères de valeur liés initialement à aptitude à collaborer = favoritisme généralisé pr peuples côtiers, par ancienneté du contact= connaissance mutuelle Blancs/Noirs, qui ne s'était pas faite à l'intérieur=> rôle important du schéma côte/intérieur ds hiérarchisation des ethnies : grille « civilisé »->« sauvage »: encore traces sur vie politique mais histoire a souvent inversé hiérarchie : regard colonial a partout construit typologie et érigé « vocations » qui ont donné image figée d'une réalité ethnique changeante= considérations esthétiques= construction de représentations
Images de l'autre ont orienté actions politiques qui les ont conforté : certains groupes privilégiés par débuts de la scolarisation (Rwanda sous domination belge: séminaires et écoles publiques réservés aux Tutsis qui avaient « vocation » de groupe dominant qui a ete une des sources des dynamiques génocidaires ?)
Afrique entière a connu politiques discriminantes = émergence des « évolués » produits par école des Blancs, issus en majorité des groupes proches des lieux du pvr colonial; Mais admin coloniale recrutait au contraire ds populations éloignées les militaires et auxiliaires des forces de l'ordre: « évolués » accédèrent au pvr lors des indépendances, mais furent rapidement chassés par les moins favorisés par colonisateurs.=> colonisation n'a pas inventé fait ethnique mais classification et hiérarchisation ont rigidifié situations autrefois mobiles=> ont peut-être autant crée ethnies que États
Ethnogenèse et modernité
Opposition fréquente ethnie/État : pratiques et valeurs des ethnies incarnerait ds cette opposition « tribalisme » primitif incompatibe avec modernité : vision fausse : processus de formation historique des identités ethniques ne contredisent pas ceux qui président à la formation des Etats : accompagnement plutôt qu'opposition : rapports ethnie/État qui doivent être pensés sur mode de l'articulation et de l'emboîtement
Classement des ethnies et de ses sous-ensembles de distinction et d'homogénéité relative va avec création des encadrements administratifs : bouclage territorial pousse pvr à rechercher relais politiques ds chefferies réelles ou présumées; Colonisation a recherché efficacité par adpatation de l'administration territoriale aux configurations humaines quitte à inventer des ensembles ethniques, qui se revendiquent aujourd'hui comme tels (ex : Bété de Côte d'Ivoire)=>Systèmes modernes de gestion sociale contribuent fortement au renforcement des identités ethniques : pénétration et subversion profonde ds admin des filières et réseaux lignagers
•Les fondements ethniques de l'État: la territorialisation : Afrique noire avant arrivée des Européens :ce sont des pop mobiles ds des territoires fluides en recomposition permanente (notamment par traite des esclaves) favorisé par la faibles densités de pop sans ancrages spatiaux; Colonisation = gel temporaire des flux migratoires par volonté des administrateurs de fixer chacun à sa place par encadrement territorial=> mise en place de pratiques de contrôle différentes qui reposent sur principes semblables
Question de l'identité et de ses droits attachés ont longtps ete posée seulement en termes de filiations :> identité des individus s'enracine ds double appartenance groupe ethnique/État
Administrations coloniales : dépenses massives d'énergie pr définition de circonscriptions hiérarchisées, grille physique du contrôle spatial : principe non remis en cause par indépendances : conservation de certains découpages et nomenclatures, mais aussi intense « production de territoire » par resserrement de la maille (multiplication du nombre de circonscriptions)
•Nommer l'espace: Renforcement de l'encadrement territorial=> entreprise de dénomination des circonscriptions qui doit éliminer toute référence ethnique par volonté de conserver des républiques « une et indivisible » avec citoyens voulus interchangeables ds espaces voulus homogènes=> suppression des ethnonymes (Gabon 1959 : suppression au profit de noms puisés ds registre de la nature)=> éradication de toute trace de particularisme ethnique ds nomenclature admin. , au profit de dénominations faisant référence à nature (cours d'eau surtout)
Mais observation attentive des découpages territoriaux montre cependant leur dessin au plus près des réalités ethniques, résultant de marchandages entre groupes en compétition ; création ou renforcement de légitimités de pvr, et ouverture de perspectives d'accès à rente publique=> renforcement du contrôle des États par infrastructures territoriales, simultanément à appui des notables locaux intéressés par attribution de ressources= rôle de relais alternativement État(fonction de représentants)/groupes locaux( fonction de porte-parole)
Ambiguité permanente du discours sur ethnie : dévaluation de la référence ethnique par pratiques condamnées du « tribalisme »; Mais société est composée de membres s'identifiant à des ethnies=> dévaluation de la société ? :Ethnie et État sont complémentaires pour réalisation de la modernité par territorialité et ethnicité : réalisation concrète d'un Etat fondé sur principes de territorialisation etl émergence de différents niveaux de conscience identitaire
•Cartographie et identité :Cartographie a participé au passage espaces fluides-> au cantonnement ds espaces circonscrits : découpage administratif résulte du travail préalable du cartographe : « mise en carte » des pop permet le fonctionnement de l'État moderne, identification des individus renvoie aux lieux pr « état civil »= soin des administrateurs coloniaux pr élaboration des outils de connaissance nécessaires (carte, localisation et caractérisation des pop) : groupes aisément identifiables permettent définition de circonscriptions homogènes/ circonscriptions hétérogènes (par chevauchements ou atomisation )= circonscription peut être point de départ d'une éthnogenèse
•Territorialisation et apartheid : Séparation « terres blanches »/ « réserves indigènes » a ete la base des politiques de territorialisation ds toute Afrique méridionale, hyperbolisée par tentative sud-africaine de transformer réserves en « bantoustans » : domination de la logique de séparation raciale, impulsée par minorité blanche = Native Land Act (1913)= délimitation des native reserves , qui répartitira plus tard les Bantous entre 9 groupes linguistiques possédant chacun leurs propres territoires; obligation de résider ds territoire corespondant à son groupe= déplacements de plusieurs millions de personnes vers « bantoustans » qui gagnent autonomie par Bantu Self-government Act (1959), indépendance de 4 bantoustans ( homelands ) en 1972, sur modèle du Lesotho et du Swaziland; morcellement des territoires noirs noyés ds terres blanches a affaiblie leur expression politique, pas de reconnaissance internationale,et pas d'action de retardement de la chute du pvr blanc par adhésion massive des Noirs à l'ANC (Nelson Mandela) et à sa vision nationale unitaire= qui plutard a entraine disparition de l'apartheid et des bantoustans avec nouveau découpage de l'Af. Du S (1994)
Mais problèmes pas enore résolus, car dégagement de la question foncière, très complexe par superposition des statuts : grands domaines blancs juridiquement bien définis/terres collectives des bantoustans sur lesquelles chefs coutumiers revendiquent gestion/terres domaniales/occupations privatives de facto; futur très difficile à imaginer par déstructuration des rapports hommes/territoire (déplacements forcés, éclatements résidentiels des familles)=> Af du S ne sortira pas d'un imbroglio avec interférences foncier/identité et ethnie=> présence et sensibilité de la question ethnique (question zouloue, revendications Khoisan) jointe aux questions de contrôle territorial
•Territoire et ethnicité: l'exemple du Kenya : Production de cartes a accompagné au Kenya politiques territoriales par « zoning » généralisé ds gestion d'espaces naturels et définition de territoires ethniques : création de réserves et de parcs = soustraction de vastes étendues aux usages anciens (pastoralisme Masai); démarcation soigneuse des « White Highlands » par rapport aux réserves africaines, déterminées par administration coloniale (ds 1930's) par capacité à identifier différentes communautés; obsession séparatrice= déstabilisation des anciennes relations entre pop avec espaces de vie complémentaires= affaiblissement des relations fondées sur négociation et échange; + privatisation foncière sur une même logique exclusive
Homogénéité ethnique : ds subdivisions définies par cartographie avec collaboration active des chefs locaux=consciences nette des enjeux territoriaux et fonciers des découpages spatiaux; question des territoires et découpages spatiaux a profondément pénétré l'Etat: présidence de Kenyatta a clairement favorisé extension foncière des Kikuyus politiquement dominants, puis des Kalenjin avec D. Arap Moi =>revendications ds la Rift Valley, dont ils auraient été dépossédés par colonisation( entité kalenjin: groupement de plusieurs ethnies de langue nandi est pourtant récente (1940)= c'est une identité ds expression de revendications territoriales)
Depuis début 1990's : réactivation des violences ethniques à chaque période électorale : opposition Kalenjin et Masaï/Kikuyu accusés de spoliations foncières=> évictions de Kikuyus de la Rift Valley vers villes; Mais lé conflits ont ete les conséquenced'une territorialisation de la modernité qui a privilégié rapport au sol= antagonisme autochtone/allochtone= tensions politiques locales; découpage territorial= cristallisation d'entités ethniques=>Espace tient place centrale ds processus identitaires : questionnement sur ethnie= détour sur territoire et Etat
•Espace-miroir, mémoire du territoire : Élargissement du sentiment d'appartenance à une communauté par emboîtement cellule familiale->État, palier essentiel; Mais identité ne peut se construire au delà de la proximité des lignages que par des références spatio-temporelles limitantes
Aménagement du territoire: fonction nationalisante: solidarisation des lieux et des mailles d'un espace réticulaire par les routes= transit de l'influx unifiant de l'Etat; Mais territoire nécessite représentations données par le pvr= rôle éminent de l'image depuis indépendances ds processus d'adhésion à l'idée de nation par preuve de l'existence du territoire national, réalité insaisissable, amplifié par géographie, relayée par médias et sport, relais irremplaçable ds émergence de l'idée de nation
Territoire devient mémoire par alchimie de la représentation; espaces découpés il y a à peine 100 ans ont engendré véritables identités nationales en étant supports d'une histoire commune, en transcendant distinctions ethniques; Mais mvt général contrarié par forces contraires= instabilité de l'Afrique contemporaine= luttes politiques et religieuses, replis identitaires
Tensions et conflits
Depuis fin de la pax colonica : Afrique noire n'a pas connu paix générale ; pas de remise en question de sa configuration territoriale, mais des fonctionnements des États en construction en changement trop rapide pr être pacifiques; Tensions internes renforcées par convoitises rivales des anciennes puissances coloniales+ US et URSS qui s'y sont indirectement affronté+ débouché pr armements désuets mais suffisants pr entretenir conflits de « basse intensité »
•Une instabilité chronique : ex-Congo Belge sombre ds le chaos qq jours après indépendance : sécession du Katanga, mercenaires, intervention des casques bleus = 1ere image négative de l'Afrique, colonialistes nostalgiques prédisent retour à la sauvagerie; 1967->70 : guerre du Biafra au Nigeria sur fond de rivalités européennes pr contrôle des ressources pétrolières; gueeres d'indépendances ds colonies portugaises-> guerres civiles Mozambique & Angola après 1975; années tourmentées au Tchad précèdent conflit armé; conflit armé en Namibie= indépendance de la Namibie; guerres à répétition ds Corne de l'Afrique = indépendance de l'Érythrée en 1993, mais combats avec Éthiopie 1998->2000, question de la Somalie, avec ONU impuissante et médias actifs toujours en suspens, comme conflit du Sud-Soudan depuis 30 ans; « paix » précaires au Sierra Leone et Libéria; massacres récurrents au Rwanda et Burundi; première « guerre mondiale » africaine au Congo.
=> Partout apparaissent images de violence (guerres ou coups d'État militaires, violation des droits de l'homme) : Afrique traverse turbulences intenses, avec des explications renvoyant généralement au « tribalisme » érigé comme responsable de l'instabilité; Mais explication n'est pas monolithique même si dernière décennie a remis dimension ethnique au coeur de l'histoire,contraste stabilité de la carte politique de l'Afrique/bouleversements territoriaux en Europe centrale et de l'E : instabilité africaine jouée jusqu'à maintenant ds stabilité des frontières héritées de la colonisation
Craquement général des vieilles formules autochtones de gestion sociale devant mondialisation des techniques étatiques de contrôle des hommes et de l'espace : territoires sont en proie à insécurité échappent au regard étatique, mais celui-ci jamais très loin : dynamique de l'Afrique contemporaine associe pratiques et valeurs locales/savoirs et désirs exogènes = difficultés d'articulation viennent de la béance entre les 2 univers à la rencontre récente= États jeunes et, populations jeunes, en rupture de brousse, qui désire nouveauté mais qui a rarement les moyens de la satisfaire qui est la pierre de touche de l'agitation en Afrique
• Les guerres civiles : Depuis 50 ans : guerre rôde partout en Afrique Noire: guerres d'indépendance ont épargné empires GB et Fra (évolution négociée) mais années de combat ds colonies portugaises ont laissé cicatrices et tensions politiques profondes= dégénerescence en guerres civiles pr contrôle du pouvoir et contrôle des ressources, sans le masque de l'idéologie : instrumentalisation des identités ethniques par chefs de guerre en quête de légitimité par la peur et la haine : Libéria : lutte « autochtones »/ »Afro-Américains » qui ont monopolisé pendant longtemps le pouvoir : cristallisation des camps rivaux autour de factions pr ambitions personnelles ;au Sierra Leone : populations enfermées par atrocités des système d'adhésion sans échappatoire pour un camp ou l'autre; emploi massif d'enfants- soldats ajoute à l'horreur d'une violence déréglée
Vent de liberté post-chute du communisme= dictatures africaines ébranlées, encouragement des aspirations démocratiques; mais aussi réveil de tensions latentes exploitées ds contexte de crise éco et de désarroi de la jeunesse urbaine=> guerres et pogroms qui exploitent failles interethniques; les 1990's ont montré mauvais ménage arbitrage électoral sur modèle démocratique occidental/exercice patrimonial du pvr : création des territoires d'État a été + facile que conditions de démocratie politiques; cristalllisation ethnique de violences collectives traduite par des structures étatiques faibles ds un contexte de pauvreté
•Les interventions extérieures: Affrontement indirect URSS/USA par puissances interposées pendant Guerre Froide :a entraine intervention cubaine en Angola pr soutien du régime « marxiste » de Luanda, aide US à l'Unita; Nord: continue à être pourvoyeur d'armements , malgré dévaluation politique de Afrique subsaharienne depuis normalisation des rapports E/O=> prise de distances avec conflits africains; affaire des ventes d'armes à l'Angola rappelle dessous politico-mercantiles; pétrole du golfe de Guinée : 1er fauteur de guerre : guerre du Biafra; guerre du Congo-Brazzaville (1997) à cause d'intérets pétroliers; financement des guerres en Angola; complicité multinationales du Nord/= brouillage des « Affaires africaines »; diamant est aussi en cause (financement de l'Unita et du conflit au Sierra Leone); pillage des ressources au Congo permet financement des belligérants du conflit (Ouganda et Rwanda pr rébellion; Zimbabwe et Angola pr loyalistes)
Guerres s'africanisent de + en + : mercenaires « aventuriers » cèdent place aux « nouveaux mercenaires » plus professionnels , ou purs produits de la guerre dont nombre augmente après chaque conflit (soldats déracinés prêts à vendre force de combat au 1er patron venu)=> guerre engendre la guerre
Du repli identitaire au fédéralisme: Grand danger de tentation de repli identitaire au nom de l'autochtonie= massacres interethniques récurrents au Kivu en sont la preuve notons les problème de l'indépendantisme de la Casamance au Sénégal; voie de résolution possible : par la solution « fédérale » comme Nigeria (« scissiparité »), Ethiopie; résolution du conflit en RDC passe par réorganisation en fédération=> politiques de décentralisation peuvent partout désamorcer tension régionales avant basculement ds ethnisme.
Islam et christianisme : Rencontre islam/christianisme prend en écharpe toute l'Afrique : diffusion de l'Islam au Sahel par caravanes maghrébines et conquêtes militaires marocaines, diffusion à l'E par Mer Rouge et comptoirs arabes sur océan Indien; Islam longtemps resté urbain, par résistance animiste rurale, puis expansion par prosélytisme, influence des caravanes marchandes, expansionnisme arabe ou peul, ou démonstration de différence par rapport à colonisation européenne; Islam aujourd'hui totalement intégré aux pratiques quotidiennes des pop. Sahélo-soudaniennes malgré valorisation de l'eau (précieuse ds régions sèches) ds les rituels, ou sacrifice du mouton ou pratiques vestimentaires, sauf pr femmes (exception : islam rigoriste au NE)
Afrique islamisée : zones sèches de l'Hémisphère N : principaux pays de l'OIC, (1971) pr encourager mvt séculaire d'islamisation; mais faible pénétration de l'islam ds milieux forestiers subissant influence chrétienne depuis début colonisatin=> progression de l'islam vers S par petites touches liées à expansion des réseaux marchands; montagnes : refuge fréquent pr pop animistes (Cameroun); exception ethiopienne : christianisme très ancien, enraciné ds montagne résiste aux assauts de l'islam ancien des basses terres qui ont entraine des relations tendues dominant histoire et géopolitique
Islam noir : Islam de confréries varié , généralement tolérant malgré situation variées selon pays : wahhabites; Islam aussi divers que Eglises chrétiennes et sectes, qui se sont multipliées à cause de crise sociale et morale; Mais recours au religieux peut entraîner replis communautaires (Côte d'Ivoire: opposition chefs politiques du S défenseurs des chrétiens/« nordistes » « musulmans »; tensions N musulman/S animiste et chrétien; Soudan : même conflit, mais formes exacerbées : S refuse loi islamique du régime de Khartoum: conflit plus ancien du continent, pas en voie de résolution); Oppositions Noirs/Blancs se superposent aux oppositions religieuses
•Noirs et Blancs : rencontre Noirs/Blancs aux 2 extrémités de Afrique subsaharienne : relations millénaires de métissage par domination des tribus nomades sahariennes sur paysanneries sahéliennes et soudaniennes; Mais colonisation a modifié nature des conflits : mélange appartenance ethnique, religieuse , conflits d'intéret pasteurs/cultivateurs, surdéterminés par appartenance aux groupes blancs ou noirs (Mauritanie : opposition Maures Beydanes dominants depuis indépendance/Négro-Africains Haratines dominés concerne statut social et couleur de peau=> opposition des Noirs)
Afrique australe : situation différente : métissages Blancs/Noirs exceptionnels= société multiraciale, sans mélange, avec baisse du tx de pop blanche qui s'accentue par déficit des naissances relatif aux Noirs=> Gestion des rapports Blancs/ majorité grandissante de Noirs : grand défi et grande inconnue de l'Af du S
Par aton
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Dimanche 4 mai 2008

Bcp de sociétés africaines fonctionnaient sans encadrement étatique, avec systèmes de pvr ne dépassant pas en général cadre de la parenté, autorité reposant sur aînesse => étendue des pouvoirs patriarcaux (chefs de famille ou de lignée) très circonscrits, avec reproduction du même schéma par chaque groupe familial; Entité la + large d'exercice du pvr d'un chef : unité résidentielle (hameau, village), avec pvr restreint car décisions importantes ne pouvaient être prises qu'avec accord d'un conseil des anciens réunissant chefs de famille=> structure de base où pouvaient s'ajouter autres respectabilités ou autorités ; prérogatives des « chefs coutumiers » d'aujourd'hui ds domaines variés,; Etats : négocient avec eux ou les ignorent; Sous-administration généralisée en Afrique=> exercice coutumier de l'autorité reste fondamental pr encadrement « par le bas » des sociétés
•L'individu et le groupe : Grande question récurrente de Afrique : relation individu/groupe; anthropologie contemporaine avec regard nouveau sur sociétés valorise davantage « individu »; mais études ont jusqu'à mtn montré primauté du groupe sur la personne, surtout ds systèmes de parenté censés caractériser sociétés précapitalistes; Mais difficultés : définition du « groupe », appréciation des réalités vécues des structures élémentaires théoriques de la parenté ou l individu situé ds des interrelations de lignages,clans; paternels et maternels; lignage : ascendants et collatéraux vivants : parenté concrète mieux identifiable et délimitable que le clan, ou l extension du lignage vers amont du tps, se dissolvent ds origines mythiques de la parenté; connaissance généalogique essentielle au fonctionnement ou à la pérennité du groupe : principe d'exogamie lignagère ou clanique à respecter pr alliances matrimoniales
Sociétés lignagères : est une élaboration de l'espace social qui dépend très étroitement de la filiation et des alliances qui élargissent horizon du groupe local=> réseaux fondés sur échange, les chefs reconnus pour leurs capacité d'extension des chemins des alliances, avec polygame pour étendre territoires de sécurité; Ouverture de l'Afrique au commerce ext. : fusion sans difficulté réseaux d'alliances-réseaux commerciaux, l'un confortant autre; restent aujourd'hui très vivants : pensée lignagière et stratégies d'alliances influent sur comportements pr faire vivre solidarités familiales, arranger mariages, dynamiser réseaux commerciaux ou favoriser un proche => népotisme politique
•Le groupe et le genre : Adhésion à un groupe par naissance : différenciations sexuelles des activités, comportements, rôles, statuts encore fondamentales ds sociétés africaines, confortées par associations professionnelles ou culturelles, avec dynamiques de changement qui ne cessent d'en changer représentations; diversité du statut des femmes africaines, entre liberté et soumission; urbanisation fait craquer situations acquises par remise en cause des systèmes d'autorité hérités du monde rural= nouveaux espaces pr initiative sociale; la représentation d'une Afrique archaïque où moitié masculine dominerait moitié féminine ne corespond pas à réalité, malgré champ politique encore massivement masculin.
•Les structures de la parenté : Principes de filiation, d'attribution du nom et d'héritage distinguaient classiquement sociétés patrilinéaires, matrilinéaires ou bilinéaires=> pratiques diversifiées, mais tendance actuelle va vers renforcement de patrilinéarité plus simples à gérer que les systèmes matrilinéaires aux relations avunculaires=>autorité reste toujours du côté des hommes; Autorité du père tend à s'imposer car plus conforme aux principes du droit moderne, et car transmission du patrimoine plus aisée=> Africains vivent situations de chevauchements de statuts et de droits embrouillées laissant place pr négociation ds double allégeance tradition/modernité
•À propos de solidarité :Insistance fréquente sur solidarité ds rapports entre Africains: vertu ne peut pas être considérée comme caractère inhérent à africanité : au début c t une réponse des pop rurales à incertitude et risques : sécurité sociale de parenté ou de voisinage; Mais dynamiques de changement, compétition éco individuelle, nouvelles contraintes urbaines perturbent solidarité souvent jugée pesante par jeunes qui n'en perçoivent que le parasitisme; mais persistance comme un idéal , mais composition avec ruse pr l'esquiver ; solidarité pr investissement politique : redistribution de biens à proches ou clients=> manifestation de pvr : homme riche constamment
•Encadrements et réseaux sociaux : Ajout aux encadrements de type vertical (préeminence d'une génération sur la suivante) de solidarités et connivences entre classes d'âge=> structures horizontales par exemple ds collectif pr travaux agricoles leur donnant un tour festif; universités ou loges maçonniques en ville
Initiation : instrument de facilitation de l'intégration des individus à un groupe social: épreuves pr accéder à société souvent secrètes (validation par mystère),avec fidélisation des membres par marques corporelles pr authentifier appartenance à un groupe : signature qui résiste bien à mondialisation; circoncision tend à se médicaliser, déformations labiales à disparaître; mais persistance de l'excision malgré condamnations par démocraties modernes : reconnaissance par pop comme procédé de socialisation validé par leur culture
Méthode de gestion des relations interpersonnelles ds groupe (autorité/allégeance, conscience de solidarité + ou – grande) varie énormément=> explication des différences d'attitude collectives, voire d'aptitudes éco (ex: dynamisme des Bamiléké camerounais; solidité des Mossi au Burkina et en Côte d'Ivoire explicables par réseaux familiaux solides, « commerçants au long cours » doivent efficacité à forte cohésion entre membres : Dioula et Haoussa en Afrique de l'O , Swahilis en Afrique de l'E)+> efficacité des techniques de production partiellement redevable des techniques d'encadrement
•Des communautés non africaines venues avec colonisation fonctionnent sur principes similaires : Libano-Syriens en Afrique de l'O : renforcement des fonctions d'intermédiation par abandon de certains créneaux d'activité par Européens; Indo-Pakistanaids : positions commerciales importantes en Afrique de l'O et du S+ Madagascar : rôle comparable d'articulation formel/informel y compris ds corruption des élites
•Les mouvements associatifs urbains : En ville : effacement des encadrements traditionnels= individu fragilisé et poussé vers mvts associatifs divers et nombreux=> très fort besoin de sociabilité : associations d'« originaires » pr favoriser urbanisation et intégration des migrants; associations professionnelles, culturelles, sportives, religieuses et caritatives très fécondes en Afrique; Af. Du S : civics ont géré townships oubliées par administration; citadins menacés par anomie des grandes agglomérations cherchent salut ds associations, même éphémères, qui répondent au besoin profond d'être ensemble pr affronter situations individuelles insupportables; multiplication des gpes de prière et des sectes ds pays en démoralisation politique.
LA CONSTRUCTION DU TERRITOIRE : LES VOIES DE L'ÉTAT
Nation : mémoir qui se projette ds avnir, mais aussi territoire qui se construit ; infrastructures ne définissent pas supertructures, mais aucun Etat ne peut exister sans communication=> formation d'Etats-nations dépend d'abord des moyens de circulation : aménagement du territoire, acte de souveraineté, produit de la nation; Organisation des espaces africains : villes-noeuds/voies de transport qui canalisent flux; d'abord guidée par tracé des frontières : mise en place des réseaux de communication avec double mission contrôle territorial/drainage vers les ports des produits à exporter : référence stricte aux cadres spatiaux coloniaux=> grande fragmentation des réseaux à l'échelle continentale, et primauté donnée aux territoire nationaux entrave aujourd'hui politiques d'intégration régionale: flagrant pour ferroviaire : tronçon=réseau
Les voies ferrées : une image de la fragmentation
Administrations coloniales: ouverture des territoires par voies ferrée= progrès éco, civilisation, outil de contrôle des populations; grands projets de « transsaharien » Afrique du N->AOF ou liaison ferroviaire Le Cap->Le Caire; mais réalisations pas à la hauteur des ambitions par investissements insuffisants; chemins de fer non harmonisés, chaque puissance coloniale exportant ses standards= interconnexions impossibles des réseaux africains : en majorité voie « métrique » mais format GB différent de celui adopté par Fra et Allemagne+ voies d'intéret local à petit écartement + voies minéralières récentes à écartement normal
•Tronçons et réseaux: Afrique de l'Ouest : illustration de la fragmentation des infrastructures ferroviaires, décalquant celle des territoires: pénétrantes ferroviaires parallèles Togo/Béni tracées à partir de Lomé (Allemands) et Cotonou (Fra); éclatement atténué ds AOF par 2 voies : Bamako-> Dakar et Ouagadougou->Abidjan (Cotonou-> Niamey n'a pas dépassé projet); Afrique centrale : liaisons Libreville->Ouesso et Bangui->Tchad n'ont jamais vu le jour; Af. Du S est seule à disposer d'un vrai réseau, qui étend ses mailes au Zimbabwe et en Zambie: double mission transport interurbain de voyageurs & transport de pondéreux.
Transport ferroviaire a perdu bcp d'importance avec dvt de la route: grandes difficultés financières presque partout : réseau nigérian( 2e d'Afrique) partiellement abandonné pr transport de voyageurs; Transcamerounais (prolongé en 1973 Yaoundé->Ngaoudéré) est un des rares à remplir fonction de desserte de l'hinterland; Chemins de fer minéraliers en meilleure situation ,mais dans la plupart des cas simples prolongements de la mine (≠axes structurants); Transgabonais relie depuis 1987 Libreville->Franceville pr export du bois et manganèse, fonction politique: « ciment de l'unité nationale »
•La « voie nationale » congolaise : Congo coupé de l'Atlantique par rapides coupant cours intérieur du fleuve=> désenclavement par construction du chemin de fer Matadi->Kinshasa, puis autres constructions ferroviaires jouant sur complémentarité eau/rail=> ossature du réseau de transport congolais comme bas d'édification de territoire national; problème de l'acheminement des minerais du Katanga= raccordement au réseau d'Afrique australe, puis de l'Angola et Mozambique pr débuter exploitation; Mais ensuite choix de la « voie nationale » pr réduire dépendance envers Afrique du S choisie par administration belge : avec obejctif de transit des minerais en « territoire belge » Lubumbashi->Anvers; concept de « voie nationale » repris par Congo indépendant ds autre contexte politique: infrastructures contribuent à édification de l'unité nationale; mais système de transport congolais n'a pas résisté au délitement de l'Etat pendant 1990's et guerre civile=> paralysie dans l'attente d'une hypothétique reprise de l'activité minière et d'une réhabilitation des infrastructures après éventuel retour de la paix.
La route et le territoire
Afrique avant les Blancs : vie au rythme de la marche à pied et de la pirogue= réseaux formés par chemins et cours d'eau= alliance hommes/milieu et entre hommes; mise en réseau des territoires aujourd'hui dévolue aux routes, rassembleuses d'espace au rôle éminent dans la construction nationale, malgé imprévus des voyages sur pistes défoncées; Mais réseaux en densification et en amélioration; Af. Du S se détache par réseau routier très dense et de qualité=>consécutif au niveau de dvt; routes principales interconnectent villes, ramifications irriguent tissu rural : passage liaison axiale/ réseau ramifié signe d'une articulation accomplie villes/campagnes= intégration territoriale= solidarisation des différentes composantes du territoire national
•Réseaux et intégration régionale : réseaux routiers : d'abord outils du contrôle territorial de l'Etat = rayonnement à partir des capitales; politiques d'intégration régionales mettent aujourd'hui accent sur liaisons inter-Etats (Af. De l'O: circulation ininterrompue possible sur axes goudronnés Nigeria -> Côte d'Ivoire; capitales intérieures bien reliées aux ports atlantiques); route permet aussi ouverture des pays enclavés sur mondialisation; retard considérable de l'Afrique centrale ds processus d'intégration par faibles densités,plans de transport actuels privilégient tous la route=> Cameroun devient charnière des relations Afrique centrale/de l'O
•Désagrégation des réseaux, déconstruction de l'État : Cuvette congolaise tend à devenir trou noir de communications : dégradation des infrastructures par guerre civile, mais aussi par « archipellisation » du territoire par faillite de l'État = renforcement des tendances centrifuges des espaces pérphériques (mines Katanga->Zambie, Lacs Kivu-> Rwanda Burundi Ouganda); mais aucune liaison routière interrégionale, et Congo est encore grand obstacle au projet de route « transafricaine » Mombasa->Lagos; retour à l'unité nationale après guerre ne peut se faire concrètement qu'avec reconstruction des infrastructures de l'Etat
La voix de l'Etat
Réseaux immatériels : rôle qui accroît son importance ds élaboration des identités nationales: transit d'influx nationalisants par radio et télévisions d'Etat parfois étroitement contrôlés par pouvoirs politiques; Influence déterminante des médias depuis indépendances pour identités et représentations collectives diffusion de messages destinés à nourrir consciences nationales; Mais médias d'Etat perdent cependant position de monopoles (satellites portent d'autres voix); Mais mondialisation de l'information ne touche qu'une partie étroite de la population: majorité des Africains n'écoute que la voix de l'Etat qui exalte la nation par des hymnes et slogans.

Par aton
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Dimanche 4 mai 2008

Introduction
Question du territoire primordiale pr compréhension des problèmes actuels de l'Afrique; découpage des états= grandes orientations de organisation spatiale + dimension géopolitique du substrat ethnique; configurations territoriales héritées sont socle de construction des entités nationales par histoire
=>déphasage= rôle majeur de l'espace, du territoire d'Etat pr émergence en cours des entités et identités nationales : contenant défini avant contenu dans son indifférence, ou presque; problème des frontières africaines vient plus de ce qu'elles regroupent plus que ce qu'elles séparent; Mais Etats modernes se construisent dans ces mailles jetées par Europe : découpage par dynamiques exogènes de Afrique est l épisode le plus important de l'histoire africaine récente : bifurcation décisive et irrévocable; modèle européen de l'Etat est devenu malgré quelques difficultés référence générale en Afrique; critiques des dysfonctionnements, des élites « kleptocrates » et de la « criminalisation du pouvoir » à ne pas ignorer; mais question de l'Etat est abordable sous un angle différent et complémentaire : territoire, car Etat est avant tout espace délimité par ses frontières
FRONTIERES ET ETATS
Frontière:fondatrice de territoires d'Etats, héritage majeur de la colonisation : territoire colonial y prend point de départ de formation politico juridique la carte politique de Afrique critiquable mais contribue à formation de son destin : frontière, ligne abstraite, a modifié comportements des hommes et rapport à espace;( OUA : adoption du principe d'intangibilité des frontières pr prévenir Afrique des conséquences d'une remise en cause générale de leur tracé)
L'invention des frontières africaines
•Le passage à la ligne : Royaumes et Empires de Afrique ancienne pas bornés par frontières linéaires, mais par espace tampons de faible peuplement comme « marches de sécurité » à leurs confins=> territoires d'Etat s'achevaient dans flous lointains difficiles à cartographier
Trait: mis au point par Europe pendant son histoire ( depuis limes romain)= géographie mentale privilégiant frontière linéaire ; invasion de l'Afrique pendant XIXe = intense production de frontières par appropriation territoriale et compétition des puissances 1905(Conférence de Berlin) jusqu'à 1ère GM, après présence littorale discrète et discontinue depuis Xve siècle; production frontalière exogène extrêmement rapide, malgé connaissances géographiques encore embryonnaires; lignes frontières dessinées sur ébauches de carte encore très approximatives, voire fausses ; frontière a d'abord été coup de crayon : cartographe tirait traits souvent calés sur coordonnées géo ou cordeau entre 2 repères facilement identifiables sur papier alors que terrain pas encore reconnu dans détail.
Frontières négociées par diplomates, militaires, géographes et explorateurs; utilise la géographie qui devient vite un auxiliaire indispensable pour appuyer prétentions territoriales par connaissance élémentaire de l'espace: publicité des lieux valait droit de préemption; période d'exploration et d'appropriation de Afrique= âge d'or des sociétés de géographie : « conférence de géographie »(Bruxelles 1876) a abouti a création des Etats du bassin du Congo=>Afrique convoitée par impérialismes européens devient terre d'élection d'une géopolitique active, avec moments de forte tension (Fachoda 1898: axe Fra. Congo-Nil se brise sur axe GB Le Cap- Le Caire)
Découpage de l'Afrique n'a laissé aucune place pour frontière-zone: imposition directe de la frontière-ligne : est délimitations précises du partage pour éviter futures contestations; tautologie de la frontière « artificielle » et « arbitraire »:
•Les types de frontière : Frontières dessinées sur cartes mais pas toujours reportées sur terrain : peu démarquées, sans importance qd frontières tranchent espaces vides, malgré tentatives politiques de création de discordes dans déserts; mais incertitude de tracé ds espaces pleins est source potentielle de conflits; 2 grandes familles ds précision des tracés : frontières extra-impériales et frontières intra-impériales.
Frontières extra-impériales : résultats de traités internationaux entre puissances européennes; tracés en général délimités précisément par commissions mixtes de délimitation; Frontières intra-impériales: délimitations internes de AOF, AEF et Algérie pr Fra, et des possessions GB :prennent statut de frontières avec indépendances, mais définition préalable pas objet de convention internationale= imprécisions voire contradictions des tracés ont préparé litiges entre Etats (Mali/Burkina Faso pr pâturages de l'Agacher= arbitrage de la CIJ de La Haye) par insouciance des administrateurs de fignoler coutures ds périphéries des provinces des empires.
Mais frontières intra-impériales n'ont pas monopole de la contestation : conflit Nigeria/Cameroun 1994 pr presqu'île de Bakassi ds Golfe de Guinée a entrainé l entrée de militaires nigérians ds zone revendiquée par le Cameroun; position exacte de frontière difficile à délimiter par déplacements d'alluvions et de chenaux; mais contentieux n'a pris forme que parce que zone présumée riche en hydrocarbures
•Les tracés : nature et histoire : Missions de délimitation ont généralement permis aménagement des tracés abstraits dessinés ds bureaux, en fonction des particularités concrètes des espaces concernés, en les calant dans la mesure du possible sur éléments naturels pour faciliter repérage, généralement cours d'eau ou lignes de partage des eaux=>place importante de l'hydrographie pr représentations territoriales (frontière Cameroun allemand/Gabon Fra. Sur 2 cours d'eau approchant la ligne théorique); Nature a souvent guidé tracé initial ou la modulation ultérieure des frontières mais c'est une prise en compte épisodique des configurations humaines (histoire, socio, éco)
Frontières africaines ne sont pas calamiteuses compte tenu de la rapidité du découpage territorial, malgré Mais la négligence européenne pour définition des frontières maritimes, peu importantes à l'époque, a cree quelques tensions aujourd'hui : plateau continental et ressources (pêche, pétrole) importants (Gabon/Guinée Equ. ; Sénégal/Guinée Bissau); Mais vide juridique colonial a contraint à porter certains litiges devant CIJafin de sentendre sur des accords
=>Frontières des colonisateurs ont tenu, pas remises en cause par indépendances : seule tentative de révision importante par Libye de Kadhafi, qui a tenté de récupérer « bande d'Aozou » au Tchad, mais désaveu CIJ après échecs de conquête militaire
Le partage de l'Afrique
•La colonisation blanche en Afrique australe : Arrivée de colons anglophones= vives tensions avec Boers descendants des hollandais et des huguenots => rivalité encore sensible Boers Afrikaners (parlant l'afrikaans d'origine NL) conservateurs initiateurs de apartheid/ Anglophones moins attachés à la terre plus libéraux et bourgeois et urbains.
Migration des Boers depuis région du Cap->(≈1835) = « grand Trek », moment fort de l'histoire des Afrikaners=> début d'emprise blanche en Afrique Australe= opposition avec bantous en cours de migration; sentiment d'être « peuple de Dieu »=> croyance calviniste ds une mission et d'expansion territoriale; colonisation initiale comparable à celle de l'O US; colonisation bousculée par ruée vers or et diamant= naissance et expansion des villes minières de Kimberley (diamant) et Johannesburg (or); Mais intérets miniers impérialistes GB incompatibles avec mode de vie des trekboers => conflit culminant ds Guerre des Boers (1899-1902)= intégration des 2 anciennes rep. Boers ds Union Sud-Africaine (1910)= récupération du pouvoir politique par Afrikaners
Violences entre Européens dans émergence de Afrique du S, mais aussi contre Noirs : avant relégation ds citoyenneté inférieure, avant mise en place de apartheid (1913); Effets de polarisation : Af. Du S labo et tremplin de colonisation de toute Afrique australe (Zimbabwe); poursuite de l'exploration missionaire de Livingstone vers Zambèze et Tanganyika;
•De nouvelles raisons de coloniser : Cas sud-africain exception : Européens peu pressés de pénétrer au delà des établissements côtiers jusqu'à 1870 : conquête coloniale pr redorer blason militaire Fra après défaite 1871; 1880's : Allemagne de Bismarck passionnée tardivement mais fortement par colonisation; la curiosité scientifique, prosélytisme et quête de gloire militaire n'expliquent pas tout seuls colonisation : impérialisme mêle intérets éco et mission civilisatrice : obligation de « développement » des puissances coloniales optimistes, portées par foi dans la science et industrie=>conviction que seule civilisation est celle de l'Occident; Scepticisme peut encore être présent aujourd'hui face à volonté européeene d'imposer modèle de dvt éco unique sans considération pr cultures locales.
•La conférence de Berlin: Cause de la course à l'Afrique : ambition de Léopold II de constituer empire africain : cf Congo: réunion de la conférence de géographie de Bruxelles abouti a la création de l'Association internationale africaine, aux buts scientifiques et humanitaires, avec comités nationaux au service de politiques nationales rivales : Fra a profité des explorations de Savorgan de Brazza pr étendre possessions Gabon vers Congo; Léopold II peut faire reconnaître existence d'un « Etat indépendant du Congo » qu'il dirigea personnelleent avant dévolution à la Belgique (1908)
c est le « partage » de l'Afrique noire pendant conférence de Berlin (1884-5); fixation des règles permettant aux puissances européennes de s'attribuer territoires sans conflits(code de bonne conduite édicté sans participation africaine) entre elles a accéléré conquêtes
=>Afrique dépossédée de son destin= rompt avec pratiques antérieures de cessions de territoires par traités avec chefs africains=>application de la thèse de la tabula rasa : territoires appropriés considérés comme terra nullius juridiques est le symbole de la conférence de Berlin
Le découpage : hasards et logiques
Arbitraire du découpage seulement parce que Européens en décidèrent, car découpage basé quand même sur qq principes et logiques qui ont donc présidé au partage de l'Afrique noir, et donc à la naissance des Etats contemporains (sauf Ethiopie)
•Des comptoirs aux arrière-pays :1ère logique: pénétration ds arrière-pays à partir de comptoirs côtiers initiaux; présence alternée de plusieurs nation d'Europe sur côtes du Golfe de Guinée= morcellement maxi d une15aine d'Etats, Allemands : derniers arrivés ds colonisation= glissement ds interstices encore dispos (Togo, traités avec pop Douala au Cameroun pr parvenir jusqu'au lac Tchad)
E de l'Afrique: découpage plus massif : côtes longtps contrôlées par Arabes moins disputées par Européens cf repli portugais sur Mozambique, intérêt GB et Allemand seulement pr contrôle des royaumes interlacustres des sources du Nil= occupation allemande du Tanganyika (Tanzanie), puis Rwanda; Kenya puis Buganda (Ouganda) pr GB
•L'hydrographisme : Question du découpage territorial posée pr 1ere fois pr Congo : interrogation à Berlin sur frontières du futur « Etat indépendant du Congo »: partage de l'espace relativement rationnel; problèmes contemporains de l'Afrique centrale s'enracinent ds choix de ce temps là : définition du territoire du Congo en fonction du bassin hydrographique du fleuve éponyme= obéissance à la raison naturelle
•Une carte politique remarquablement stable : Dernière grande expédition de conquête colonial: objectif Tchad (bataille de Kousséri 1900)=> clôture des 2 décennies de traçage des grandes lignes du découpage de l'Afrique; seulement réaménagements mineurs ensuite : remaniement le plus important conséquent aux rivalités Fra/Allemagne (« coup d'Agadir » 1911 : Fra libre au Maroc mais All rogne sur possessions d'AEF (=>Neu Kamerun); Mais retour rapide au statu quo ante par 1ere GM, qui prive Allemagne de ses colonies, confiées sous forme de mandats aux vainqueurs=>modifications mineures des frontières[ (redistribution au Togo et Cameroun partagés entre Fra et GB): Togo GB intègre Ghana (référendum 1956), Cameroun GB opte pr rattachement au Nigeria et intégration dans Rep. Féd. Cameroun (1961), transformée en Rep. Unie du Cameroun (1972) sans perte de particularisme pr provinces de l'O anglophone, aujourd'hui opposées au pouvoir de Yaoundé.]
Territoires AOF (1902) et AEF (1910): modifications nombreuses (ex: Haute-Volta (Burkina Faso) : démantèlement au profit du Soudan Français (Mali) et Côte d'Ivoire (1932) comme réservoir de main d'oeuvre->autonomie et frontières retrouvées (1947); AEF: Ht-Ougoué rattaché au Congo (1925) pr besoins des chantiers ferroviaires, puis réintégré au Gabon (1947)
•Frontière et géopolitique : Frontière unit et sépare=> paradoxe de la ligne la + politique de l'ordre spatial, comme expression graphique de l'Etat moderne=> création de discontinuités génératrices de dynamiques locales, par différences de potentiel(démographique,éco , monétaire) de chaque côté de la frontière=>animation de courants d'échange + déplacements de personnes pr raisons politiques: critique du découpage de l'Afrique oublie généralement que frontières créent espaces de libertés en ménageant possibilités de fuite (exodes de pop par violences politiques et oppression des régimes totalitaires: Guinée de Sékou Touré->Côte d'Ivoire, Guinée Equ de Macias Nguema->Cameroun et Gabon); rôle actif de la frontière ds crise des Grands Lac :Rwanda: fuite des Tutsis face à « révolution sociale » des Hutus au pouvoir->Ouganda, juqu'à 1994 : Front Patriotique Rwandais franchit frontière pr reconquérir pouvoir par la force
Les espaces transfrontaliers
Nombreux acteurs tirent parti de la différence de potentialité des espaces frontaliers, surtout lorsque forte discontinuité monétaire stimule commerce = échanges « informels » échappant au contrôle des changes et douanier; pop des « périphéries nationales » ont su mettre ressource frontalière à profit (ex : Nigeria à monnaie non convertible/pays périphériques de zone FCFA: marchés et agglomérations jumelles, avec bienveillance des services de l'Etat qui en profitent; Bénin: « Etat entrepôt »: large dépendance éco; Gambie : « Etat-contrebandier » vivant de ses frontières et de leur transgression « clandestine »
Dynamisme des espaces transfrontaliers: témoin de la capacité d'adaptation des pop au découpage linéaire : réseaux marchands articulés sur parentés ethniques (réseaux haoussa Niger-Nigeria avec ramifications lointaines); superposition espaces réticulaires à géométrie variable/territoires circonscrits des Etats; dvt ds périphéries de marges incertaines, clandestines, renforcées parfois par affaiblissement ou complixité politik des Etats depuis parfois très longtps; notons d'ailleur entrée de certains espaces frontaliers ds la géographie de la mondialisation des espaces criminels par glissement de trafics illicites ds réseaux d'échanges transnationaux.

Par aton
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Samedi 3 mai 2008

 

 

Transformation des agricultures africaines redevable des cultures dites « de rente » nées de impulsion coloniale= ouvertur de l'Afrique sur marché mondial; culture d'exportation controversées car initialement associées à contrainte coloniales, encore structurellement dépendantes des marchés du N; reproche d'accaparement des bénéfices par commerce, agro-business et Etat au détriment de paysannerie; concurrence avec cultures vivrières; débat où idéologie a souvent primé sur science; mais productions d'exportation fondements essentiels des dynamiques agricoles de nombreux Etats africains.
Produits tropicaux et économie exportatrice
•L'héritage de la « mise en valeur » coloniale : Agriculture d'exportation née sous impulsion de demande européenne en « produits tropicaux »: 1ere mondialisation éclipse Afrique pour Amérique tropicale; Afrique n'entre dans commerce international que pendant XIXe siècle, simultanément au déclin de traite des esclaves; Cacaoyer: origine Am. Centrale, trouve excellentes conditions écologiques ds Afrique forestière humide;pilier de mise en valeur avec colonisation GB(Ghana), Fra(Côte d'Ivoire); Café: berceau en Ethiopie, retour en Afrique après long détour par Amérique: Démocratisation de conso café et cacao en Europe=Afrique tropicale devient productrice
rapide expansion de l'arachide venu d'Amérique (Sénégal); Palmier à huile: intialement simple collecte des noix et amandes ds peuplements nature ; exploitations industrielles au Biafra et au Cameroun; huile de palme pour industrie des corps gras+ arachides sont encore produits africains d'export.
Plantes textiles: destins divers: Coton: « Culture du commandant » forcée, perturbant paysanneries d'Afrique soudanienne avant intégration ds systèmes de production exploitations familiales;encore très encadrée , avec maintien de forts liens techniques et financiers avec ex-métropoles; Sisal: dans grandes plantations industrielles ds E africain; en déclin aujourd'hui par manque de débouchés; Hévéa: d'abord au Cameroun allemand, puis au Libéria; hévéaculture dédiée ds Empires coloniaux Fra et GB à Asie du SE, mais perte de Indochine Fra= redéploiement vers Afrique.
Cultures d'exportation: pilier des politiques de « mise en valeur »(ancêtres du « développement »): rôle moteur de transformation des agricultures et sociétés africaines, création des réseaux de transports modernes primordiaux pr organisation de l'espace a permis a plusieurs Etats de fondé leurs dvt sur agriculture d'export après indépendance (ex: Côte d'Ivoire)
•Cultures paysannes et plantations agro-industrielles :Zone de savane : arachide et coton, Zone forestière :café et coton ; cultivés essentiellement ds exploitations paysannes (≠canne à sucre, palmier à huile, hévéa, sisal, thé, banane douce, ananas: principalement de complexes agro-industriels intégrés): différence par contraintes en aval de production : conditionnement rapide avant exportation(fruits) ou transformation rapide nécessaire(canne à sucre); délais pas toujours aussi contraignants, mais proximité plantation/usine nécessaire pour certaines cultures (thé); Arachide, coton, café et cacao sont beaucoup plus souples : plusieurs mois peuvent durer avent exportation ou usinage sans dommage pour qualité
•La commercialisation: de la traite au marché mondial :Exportation des produits tropicaux: pilier de l'éco coloniale: symbole : traite de l'arachide: au sommet sociétés d'import export->échelle régionale: centres de collecte stockent production, après passage d'agents de commerce ds villages pr organiser livraisons des producteurs villageois;dates des marchés fixées par administration et négociants=> vente, animée par contrôle de qualité et de poids : transactions, mais remboursement des avances et dépenses courantes arrivent très vite
Commercialisation très précoce de prod agricole par certains peuples autochtones de tradition commerçante (ex: Yoruba, cacao Nigeria); Mais encadrement colonial de commercialisation régie jusqu'à indépendance: producteurs ne touchaient qu'une petite partie des bénéfices, qui revenaient surtout aux commerçants européens et moyen-orientaux=> certains Etats devenus indépendants ont crée organismes publics de contrôle et régulation du commerce des produits agricoles (Caisses de stabilisation des produits agricoles en Afrique francophone : garantie d'un prix minimum pr producteurs, délivrance des licences d'export: modulation des cours mondiaux, accumulation par Etat de bénéfices pendant années de bonne conjoncture(« Caistab » en Côte d'Ivoire: apparaît comme source d'un « miracle ivoirien » qui tourne au mirage après chute des cours, qui fait mourir un système allant contre évolution libérale de l'éco mondiale)
•L'Afrique et le commerce des « produits tropicaux » :rénégociation des accords commerciaux avec Europe, puis à l'OMC dans une voie libérale; Pas de régulation efficace des marchés= producteurs africains très vulnérables dans contexte de concurrence internationale sans merci; Afrique: encore place modeste à échelle mondiale pr exportation de produits tropicaux (1ere seulement pr cacao)
Huiles et oléagineux face à concurrence accrue des pays tempérés et tropicaux; Spécialités régionales exportées de longue date résistent (vanille, clou de girofle); baisse des coûts du fret aérien donne à Afrique nouvelle carte: expédition de produits frais sur marché européen en « contre-saison »=>potentialités encore peu exploitées, mais Afrique pourrait devenir un jour grand verger tropical de l'Europe.
Un facteur de changement controversé
Cultures d'export : prolongement du système colonial= réprobation par raisonnement simple: concurrence sur cultures vivrières=au détriment d'autosuffisance alimentaire des pays export= double dépendance envers Nord, qui contrôle marché des céréales et des produits tropicaux en bourse=> problème de régulation du marché des produits tropicaux; cours erratiques déstabilisent pays producteurs lorsque exportation de produits agricoles est principale, voire seule source de devises.Mais rente agricole a permis financement d'une grande partie des infrastructures territoriales, urbanisation, investissements sociaux du développement; ouverture des campagnes au commerce= facteur de mutation des sociétés rurales
Politiques agricoles: mesure aujourd'hui par mondialisation: exploitation des avantages comparatifs; concurrence internationale généralisée=toutes productions subissent loi du marché; Mais paysanneries africaines savent réagir aux crises et s'adapter à offre et demande variable; Mais pas de poids sur pol nationale (≠lobbies US et européens); Etats africains peuvent très peu négocier ds forums internationaux.
•Modernité, argent et individualisme agraire :Cultures d'export: vecteurs de modernité: éclatement des cadres d'autosubsistance; voies de la contrainte coloniale avant adhésion de pop qui passent du statut de sujet->acteur; culture du coton : longtemps mal considérée (bcp de travail pr très peu de bénéfice)=hostilité plus qu'adhésion à une culture forcée symbolisant rigueur de encadrement colonial; adhésion à culture de « l'or blanc » seulement après décolonisation; Mais cultures arbustives (café, cacao) mieux acceptées par pop du Golfe de Guinée: moins de travail, meilleur rapport
•L'essor du « vivrier marchand »: Transformations des campagnes sous influence croissante de urbanisation, mesuré par intensité des échanges villes/campagnes; cultures d'export= apprentissage de agriculture commerciale: élargissement aux produits vivriers pr marchés urbains : augmentation de demande citadine et qualité du réseau routier financé par Eta grâce aux exportations agricoles: spirale montante du dvt ; animation d'un secteur éco en expansion par vente des produits vivriers avec implication grandissante des femmes: prospérité des entreprises privées pr commerce et transport des produits vivriers, après échecs des organismes étatiques à approvisionner marchés urbains en expansion.
QUESTIONS DE DEVELOPPEMENT
Agriculture africaine: emploie 2/3 actifs mais ne satisfait pas besoins alimentaires d'une population croissante = aide alimentaire au delà des famines : ONG participent au « développement rural »: coopération décentralisée et appui aux petits projets, actions sectorielles et dvt intégré: foison des formes d'action ds secteur d'activit multiforme avec nbreux acteurs exogènes; dvt agricole, rural ou global : articulation dynamiques du dedans (paysanneries indigènes)/dynamiques du dehors (développeurs): moteur des mutations de l'Afrique
La « modernisation » de l'agriculture
Modernisation des agricultures africaines: lente; pendant lgtps croyance que application de modèles agronomiques éprouvés suffisait à augmenter prod. Agricole; mais modèles ne s'exportent pas tels quels : écologie et environnement humain ne s'y prêtent pas : bouleversement décrété des rapports séculaires paysan/terre impossible, pas de passage soudain autosubsistance->éco de marché=>échec de nombreux projets originellement du Nord qui ont oublié que l'homme n'est pas qu'un moyen de production, mais qu'il est plongé dans contexte de valeurs et de savoirs relatif à la culture , au rapports spatio-temporels et à structure des sociétés
Dvt rural: maître mot de Afrique indépendante; mais discours a souvent masqué simple expansion des bureaucraties urbaines (agronomes en col blanc, fonctionnaires ont souvent capté fonds publics et aides en théorie destinés à paysannerie): Changement ?: Bilan d'ensemble très difficile car situations variables selon lieux; mais bilan des « opérations de développement » peu flatteur par rapport aux ambitions.
Par aton
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Samedi 3 mai 2008

Terre, terroir, territoire

 

•Le statut de la terre : conflits fonciers et réformes agraires ont lgtps épargné Afrique subsaharienne(≠Amérique et Asie tropicales); violences liées à terre restées très localisées (sauf Afrique australe); Mais tour nouveau des questions foncières avec accroissement des densités et modernisation de l'agriculture: superposition des droits hérités de colonisation avec anciens statuts de la terre= situations en complex= conflits autrefois inconnus
Appropriation individuelle du sol: inexistante en Afrique subsaharienne avant arrivée des Européens(≠droits fonciers prétendus inexistants par colonisateurs= « biens vacants et sans maître »pour donner statut juridique aux terres non cultivées ou occupées et légitimer leur affectation au domaine de l'Etat);Propriété de terre relève traditionnellement plus du religieux que de l'éco-juridique: terre appartient à des forces supérieures, hommes n'en sont que dépositaires ou gestionnaires (rois et chefs); propriété s'applique à groupe uni au sol par pacte de caractère sacré=inaliénable; chefs de terre : rôle d'intercesseurs avec au-delà dont dépend fertilité du sol: garants de pérénnité du sol, originaire du 1er défricheur.
•Ethiopie et Tanzanie: 2 réformes foncières : Ethiopie: seul pays de réforme agraire radicale après chute de l'ancien régime impérial des négus : révolution éthiopienne 1974 idéologie marxiste, et réforme agraire « La terre à celui qui la travaille » : affranchissement des paysanneries du S du servage depuis conquête amhara fin XIXe, partage des terres accaparées par aristocratie militaire
Tanzanie: réforme agro-foncière sous égide de l'ujamaa (mouvement communautariste considéré comme « socialisme à l'africaine »): privilège aux valeurs du travail communautaire, rejet des dérives de l'individualisme suspecté de produire classe de paysans riches qui menacerait harmonie sociale.
Application= blocage de l'évolution vers agriculture capitaliste productiviste déjà bien engagée ds régions riches (Kilimandjaro); bouleversement de l'habitat= « villagisation » forcée de populations autrefois dispersées= sympathie des puissances occidentales par différenciation du socialisme soviet mais échec sans réponse satisfaisante à question du dvt rural par grand déménagement du territoire provoqué
•La question foncière, enjeu politique :Afrique du S et de l'E: colonisation européenne de peuplement= question foncière pivot des rapports Blancs/Noirs (Kenya: administration GB a réserve meilleures du Rift et de ses bordures aux Blancs= révolte Mau Mau et nationalisme kényan= récupération par l'Etat et redistribution clientéliste; Zimbabwe : héritage colonial des fermiers blancs sur terres attribuées inégalement par administration coloniale utilisé à fins électoralistes= menaces sur communauté blanche, de rachats voir d évictions de terre)
Afrique du S: confrontée au défi de régorganisation foncière et territoriale post-apartheid: a juxtapose le problem des grands domaines des fermiers blancs/microfundium des bantoustans
•L'organisation des terroirs : Terroirs africains: répondent malgré grande diversité à quelques grands principes d'organisation: modèle centre-périphérie: centre d'unité résidentielle(villages en forêt, habitat dispersé dominant et varié en savane)- espace cultivé disposé grossièrement autour de centre
Milieu forestier: agriculture itinérante sur brûlis: exploitation courte des clairières de culture, aux sols rapidement endurcis et envahis par adventices= abandon= rotation des espaces défrichés dans un rayon de qq km autour des villages, qui se déplacent rapidement (matériaux de construction peu durables)=> forêt lieu des terroirs mobiles
Terroirs de savane: fixité relative des champs, jachères de courte durée : alternance céréales/jachère dans formes extensives; introduction des cultures de rente= assolement triennal généralisé avec arachide ou coton-mil-jachère; périphérie: champs de brousse ouverts par feu : avancées pionnières de l'exploitation agricole, qui disparaissent ds régions de forte densité= signe de la disparition de réserves foncières disponibles en périphérie des finages.
Autre modèle fréquent: jeu sur complémentarités écologiques: régions de contact forêt-savane: plantations de cacaoyer en fôret ombragée/igname en savane; grandes vallées: utilisation calquée sur hydrologie et topographie: cultures de décrue= étalement temporel de la saison agricole; utilisation des bourrelets alluviaux et dépressions humides(moyenne vallée du Sénégal); Madagascar: finages composites: associations rizières irriguées de fonds de vallées/cultures sèches des collines (maïs, manioc, pomme de terre et légumes de pays tempérés en altitude)
•Saturation des terroirs, affirmation des territoires : Pendant longtemps: question de la terre jamais posée en Afrique subsaharienne car réserves foncières semblaient inépuisables; Mais saturation d'un nbre croissant de terroirs ds dernières décennies Xxe : fortes densités semblent faibles comparées à celles de certains terroirs asiatiques mais systèmes africains sont bcp moins intensifs=>raisonnement prenant en compte environnement technique et social à un moment.
Réponse des sociétés paysannes africaines à accroissement demo par extension des surfaces cultivées lorsque possible; sinon, migration lorsque terres étaient trop loin ; mais aujourd'hui épuisement des fronts pionniers et présence d'étrangers= source de conflits (Côte d'Ivoir/migrants majoritairement burkinabés)=> Terre intégratrice s'efface aujourd'hui devant territoire et dynamiques identitaires exclusives : remise en question de la capacité d'assimilation= risque de violences contre minorités migratoires, qui sont rendues bouc-émissaires du trop-plein d'hommes: accés à la terre désormais inséparable des dynamiques de construction des territoires.
Le travail de la terre
•Le muscle et la houe: Agriculture africaine encore dépendante de l'énergie humaine: paysan travaille encore très souvent à la main, avec comme seul outil la houe permettant d'effectuer labour superficiel par grattage du sol, de construire buttes et billons, de sarcler et de déterrer racines et tubercules; hache indispensable en forêt pour abattre arbres, qui seront brulés une fois secs= brûlis forestier sans labour: plantation directe sur les cendres; usage universel de la machette pour creuser, déterrer, couper.
Houe: pour sols légers, sableux (très répandus en Afrique); 2 sortes : courte force au travail courbé/longue autorise station debour; travail manuel= limitation de l'extension des terres cultivées
Temps imparti à production de vivres pas considérable; Couverture des besoins alimentaires n'épuise pas potentiel de travail
•La culture attelée: Passage à agriculture plus productive= utilisation de l'énergie animale ou motorisation; culture attelée: axe principal du dvt des agricultures africaines; nécessite outils simples fabricables et réparables par forgerons de village= apparition des charrues, semoirs, sarcleuses chez agro-éleveurs en savane; traction animale permet aussi déplacements en charette=>domestication de l'énergie animale représente progrès considérable: augmentation des superficies et baisse de main d'oeuvre pour les gros travaux; soulage paysans de la pénibilité du transport des récoltes
Mais culture attelée possible seulement là où densités peu élevées autorisent présence de pâturages:
•La motorisation : degré supplémentaire de mutation de l'agriculture; mais Afrique des tracteurs encore limitée aux fermes blanches et aux plantations agro-industrielles d'Afrique australe; Apres la 2 gm il y a un engoument pour la motorisation , mais sans miracle : échecs par mésestimation de la fragilité des sols déstructurés par brutalité mécanique; motorisation nécessite aussi environnement technologique et capacité de maintenance encore embryonnaires ds certains pays africains (manque de SAV et de pièces détachées ont vite condamné machines de l'aide des pays extérieurs)
Mais progrès de agronomie tropicale peuvent aujourd'hui éviter plupart des erreurs techniques ; Africains familiarisés avec mécanique et dvt de réparation automobile par généralisation de motorisation =>transformations de environnement global, techno, éco et culturel des sociétés africaines= conditions favorables à approche de motorisation agricole; maîtrise parfaite ds exploitations blanches d'Afrique australe: mais sont elles des pôles de diffusion ou enclaves de modernité ?
•De l'extensif à l'intensif: défi majeur des agricultures africaines: passage extensif->intensif poussé par raréfaction des terres cultivables, disparition des fronts pionniers et forte pression foncière: condamnation par pression démographique des sytèmes de production consommateurs d'espace et économes en main d'oeuvre = réduction voire disparition des jachères; même si diminution du temps de repos de terre semble n'avoir aucune incidence sur fertilité des terres non fragiles, mais maintien d'une fertilité satisfaisante nécessite façons culturales + complexes, assolement comprenant légumineuses pr restitution de l'azote, apports d'engrais (chimiques encore peu utilisés, sauf ds fermes modernes d'Afrique australe; d'abord utilisés pr cultures commerciales de coton, mais coût limite usage aux exploitations intégrées ds éco de marché)
Zone forestière: expériences de formules intéressantes: maintien de fertilité dans agriculture non mobile: protection contre lessivage par branchages épandus provenant de l'émondage de légumineuses plantées en haies au milieu des champs=>objectif de passage à agriculture fixe: avantages: réduction des brûlis (conso peu productive de biomasse)+ diminution des distances champs/infrastuctures de transport= réduction de pénibilité du portage, amélioration des conditions de commercialisation; mais modèle technique encore expérimental; mais charge démographique et urbanisation participant activement aux mutations des périphéries agricoles va forcer rapports homme/nature et conditions techniques et sociales de production à changer
Par aton
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Samedi 3 mai 2008

Introduction
Afrique Noire encore majoritairement rurale (70% pop dépendante des revenus agricoles).
Mais prod. Ne couvre pourtant pas besoins = importations de nourriture
=>Questions agricoles très importantes : paysanneries africaines au coeur du dvt
Agricultures africaines: lourds handicaps structurels ds contexte de croissance démographique très forte : répondre à double défi : manger & exporter=politiques d'aménagement très complexes pr agriculture et alimentation: production de vivres n'est pas une économie banale : dialogue avvec la nature, rapports sociaux, valeurs des pratiques alimentaires, stucturation du goût et jugement bon/mauvais, utile/nuisible = Fondatrice de la culture d'un peuple.
Evaluations chiffrées ne donnent qu'une image appauvrie d'une réalité dure à cerner : statistiques FAO peu adaptées à diversité des de productions agricoles d'éco domestique africaines dominées par conso familiale.Usage global de l'espace, du temps et des ressources par paysan et éco quotidienne pas affecté par calendrier de travaux agricoles.Sociétés vivent encore dans intimité des rythmes naturels de prod. Et la conso est à caractère saisonnier alternance abondance/pénurie (notamment à la « soudure  ;
Afrique: dans l'ensemble sujette à déficit alimentaires (formes aigües= famines: images envahissent médias du Nord: images d'appel pr financement de l'aide alimentaire internationale banalisent vision d'un continent comme miséreux, alors que ds sens inverse, échappe aux séquelles de la « malbouffe »=>Nécessité d'arréter de prendre développement en termes comptables et épanouissement en nbre de calories disponibles : « seuils de pauvreté et rations alimentaires idéales en théories sont « septrio-centristes », et la pratique des pays du S est à relativiser...Mais question de l'accés au vivres est un question éthique et politique pressante de la mondialisation.LA PRODUCTION DES VIVRES: LIEUX ET SOCIETES
Techniques de production, espaces alimentaires
Répartition des grandes aires agricoles et pastorales est calquée sur écosystèmes, mais Afrique rurale n'obéit pourtant pas passivement à cette donnée : bonne capacités d'adaptation par adoption de plantes étrangères dans les derniers siècles, ou introduction par Européens (depuis XVIe)=> « complexe américain » : modification par plantes originaires d'Amérique centrale des pratiques culturales et alimentaires d'une bonne partie de l'Afrique : manioc et maïs comme plantes phares d'une Afrique très mobile.
« •L'afrique des greniers »: mils et maïs: Culture des céréales : par excellence dans pays de savanes : culture sèche rythmée par alternance des saisons pluviométriques : mils et millets dans espaces sahélo-soudaniens : céréales emblématiques de l'agriculture africaine : différence petits mils(fonio ou éleusine)rustiques/gros mils (sorghos ) demandant sols plus profonds et humides; emploi des enfants lors du mûrissement des grains pour éloigner oiseaux; complément avec sorghos de décrue en début de saison sèche dans bas-fonds humides : cultures de « contre-saison » en extension pr répondre à augmentation des besoins d'une pop en forte croissance.
Après récolte: séchage des épis au soleil, puis stockage dans greniers : de femmes (pr consommation) et d'hommes (pr stockage des semences et réserves de sécurité pr faire face aux besoins imprévus);mil n'a pas perdu son âme malgré désuétude des rites religieux associés à récolte ou transformation en bière du sorgho; mais rituels profanes toujours présents pr villageoises : pilage du mil pr préparation de la boule de mil, base de l'alimentation = mission nourricière ancestrale des femmes ; boule consommée avec des sauces dont compoition différencie riches et pauvres; pays du mil se conforment tous à ce schéma, qui s'étend même en Afrique de l'E (avec riz ou maïs); usage courant des couverts est urbain (concessions à modernité urbaine non unanimement partagée: cérémonial influencé par gestuelle arabo-musulmane)
Maïs: concurrent des mils, expansion extraordinaire grâce à capacités d'adaptation à large spectre climatique= culture en mileu forestier et en pays de savanes: introduction par Portugais sur côtes, puis pénétration dans plusieurs pays: base de l'alimentation de toute Afrique de l'E; progression au détriment des petits mils; Mil ne conserve positions qu'au Sahel: supporte mieux précipitations faibles
Régions + éloignées des climats équatoriaux chauds et humides acceptent blé(montagnes et cône S): blé en Af. Du S et Zimbabwe, Ethiopie: mils et maïs sur basses pentes, blé et orge et tef (céréale a valeur sentimentale pr pop.) sur les hauteurs, boule cède place à la crêpe.
•Les rizicultures : Asie n'est pas le seul continent du riz: existence d'une riziculture authentiquement africaine avec domestication très ancienne : 2 foyer à l'extrême ouest du continent: entre Sénégal et Côte d'Ivoire et Bandama + Madagascar : riziculture partagée entre 2 types : en défriche-brûlis dans intérieur des terres, sans aménagement particulier du terroir.
« Rivières du S » (Casamance->Sierra Leone): riziculture savante par maîtrise technique d'un milieu a priori répulsif de mangroves littorales demandant aménagements importants réclamant somme de travail considérable avec outillage rudimentaire= paysages très élaborés; mais forte mobilisation de main d'oeuvre aujourd'hui remise en question par pénibilité (jeunes se détournent de la rizière) et salinisation des terres néfaste à riziculture par réduction des apports d'eau douce.
Madagascar: cas différent: riziculture introduite par migrants indonésiens= transposition des techniques indonésiennes d'aménagements rizicoles sur hautes terres (terrasses étagées, irrigation par gravité, pépinière, repiquage, piétinement) non adoptées sur continent qui adoptent formules plus extensives mais moins exigeantes en travail.
Africains consomment de plus en plus céréale à usage favorisé par urbanisation(conditionnement, cuisson et conservation aisés); Afrique noire sera probablement vouée à terme au riz et au maïs; Grand nombre d'Etats africains encouragents riziculture, avec forte coopération avec Chine ou Taiwan, qui restent pourtant à l'état d'enclaves par distance culturelle considérable de la langue annulant effet de démonstration; Mais indigénisation de riziculture irriguée montre sa possibilité sous condition d'adaptation aux contextes sociologiques locaux.
•L'Afrique des paniers: Forêt est domaine de « planteurs » plus que de paysans: terre abondante= capital moins précieux que travail, déroulement du temps sans alternances saisonnières, grande fluidité des pratiques spatiotemporelles, effacement des greniers au profit des paniers et cuisines.
Panier: instrument de portage des femmes, compagnon quotidien des déplacements champ<->village; jamais porté par hommes; tressé par femmes elle mêmes ave modèles immuables comme signatures ethniques=>valeur technique, sociale, culturelle; Mais portage pénible et déformations corporelles engendrées(accentuation de la cambrure)= facteur d'exode rural féminin, surtout des jeunes filles scolarisées; Portage à dos: clé de voûte d'un système de prod. Reposant sur travail des femmes et les marquant ds leur chair (≠port sur tête des pays de savane)
Portage quotidien équivaut au pilage ds Afrique céréalière : Femmes quittent village au matin pour se rendre au champ et regagnent qq heures plus tard village chargées de nourriture et de bois de feu et préparent repas pr familles ds un conditionnement très long ; symbole de l'agriculture forestière et des actes que femmes doit accomplir : manioc
•Le complexe manioc-banane :: originaire d'Amazonie, introduit sur côtes africaines par Portugais puis diffusion vers intérieur; acclimatation et intégration totale aux pratiques des agriculteurs= aliment de base de l'Afrique forestière; plasticité, rusticité et rendements élevés lui fait gagner pays de savane comme plante de soudure qui permet de surmonter crises alimentaires; racines amères toxiques doivent avant consommation subir rouissage de qq jours, puis défibrage et triturage pr former pâte en bâtons ou boules, à conservation courte (≠souplesse d'utilisation des céréales); apport nutritif complété par consommation des feuilles; Afrique de l'O: manioc préparé à manière brésilienne (farine ou sorte de couscous)
Banane plantain : autre aliment de base des régions forestières: consommée cuite, souvent en pâte; conservation très courte= échelonnement de la mise en terre et diversification des variétés pr étaler récolte; pas de grenier : transport champ->village ou bord de route pr collecte par femmes est nécessaire.
•Les pays de l'ensete: Htes Terres d'Ethiopi méridionale : ensete (« faux bananier »: ressemble au vrai mais ne donne pas de fruits) pousse en peuplements serrés autour des maisons; pseudo-tronc broyé puis transformé en une pâte qui, emballée dans des feuilles, est enterrée= conservation de la récolte sans perte de qualités et sans besoin de greniers= sécurité+ production à l'ha élevée= densités fortes.
•Des appoints alimentaires variés:Ignames, patates douces venues d'Amérique et taros d'Asie-Pacifique se rencontrent ds plupart des régions d'Afrique tropicale; Afrique australe : quête sauvage ou culture(sur pentes aménagées pour meilleure fertilité) des ignames, partout vénérés (≠manioc récemment introduit); Haricots : rôle essentiel ds diète des populations de la crête Congo-Nil, extension de l'haricot niébé des régions soudaniennes; flux d'exportation réguliers Niger->Nigeria; Apport en lipides : Arachide, karité, palmier à huile ou matières grasses animales selon régions.
Nombre considérable de plantes alimentaires de cueillette ou culture entrent ds préparations culinaires ou de boisson
Quelques monographies disponibles pr mesure de importance des aliments d'appoint, mais manque de visions d'ensemblepr apports souvent indispensables pr équilibres alimentaires, mais difficiles à quantifier: consommation hors repas, surtout pr pop. Qui se déplacent bcp: trajets en brousse occasion de grappiller tout ce qui est comestible(feuilles et fruits pr vitamines et oligo-éléments); milieu forestier: palette très variée d'arbres et plantes utiles+ consommation d'insectes pr protéines.
Introduction de nouvelles espèces cultivées= enrichissement des régimes alimentaires: plantation de manguiers sous contrainte des administrateurs coloniaux: vif succés pr surmonter soudure; arbre à pain et avocatier ont pas connu tel succés mais contribuent quand même à diversification de l'alimentation
Des troupeaux et des hommesTribus nomades: ont vécu jusqu'à paix coloniale du triptyque élevage-commerce-guerre : troupeau fournit lait pr quotidien et viande pr grands occasions et monnaie d'échange pr obtenir mil chez paysans du Sahel; alimentation complétée par produits de jardins d'oasis+ achat du thé quotidien; chameaux utilisés pr lait et déplacements longue distance; caravanes font partie de l'imagerie du nomadisme saharien: image obsolète par crise profonde des sociétés nomades, par sécheresses des 1970's qui ont poussé nomades aux troupeaux décimés vers villes, lieux de distribution de l'aide internationale : bcp y sont restés= accélération d'une évolution en profondeur amorcée dès 1920's qui a progressivement déstructuré sociétés nomades
•Les Touaregs: illustration parfaite de cette évolution : société très hiérarchisée distinguant nobles/hommes libres de souche berbère/esclaves noirs (iklan)/tribus religieuses « maraboutiques ».Iklanautrefois affectés aux tâches domestiques et soins du troupeau; ont conservé langue et coutumes de leurs anciens maîtres, mais pas leur domination depuis abolition de l'esclavage =>effondrement d'un pilier de la société touarègue depuis fin des guerres et abolition de l'esclavage; déclin important du commerce caravanier avec apparition des véhicules tout-terrains; territoires nomades bouleversés par apparition de frontières= éclatement des parcours du pastoralisme: Etats modernes ont privilégié sédentarité= marginalisation des nomades= mouvements de rébellion =>Question de l'avenir des peuples nomades menacés par modernité dans leurs valeurs ancestrales où on ne les retrouve pas; Corne de l'Afrique: troubles chez Somali, où les rivalités entre clans et factions et Etat effacé= insécurité et guerre.
•L'archipel Peul: Peuls: place à part dans les peuples pasteur: présents dans tout domaine sahélo-soudanien (Sénégal->Cameroun): diaspora, fruit d'une longue histoire= métissages , diversification éco et organisation sociale; diverses branches de la famille peule se rattachent au même fond linguistique et culturel; attachement relatif au pastoralisme, avec troupeau non réduit à valeur marchande par poids de viande mais aussi à valeur esthétique par beauté des bêtes= système de valeur global associant hommes/bêtes: intercesseur nature/culture: pièce essentielle du processus de socialisation
Pratiques soc. Et culturelles associées au bétail ds toute Afrique (Madagascar: vol rituel de bétail comme accomplissement de virilité,détourné en banditisme éco, sacrifice massif de zébus lors du décés d'un éleveur comme témoignage de richesse en déclin car contraintes éco)
•Les systèmes agropastoraux: Entre zones trop sèches pr agriculture/zones humides infestées de mouches tsé-tsé: pays de savane à climat soudanien parfaits pr agropastoralisme(ex: Serer de l'arrière pays de Dakar) : bovins apportent fumure organique sur leurs parcelles, ébauche de bocage par haies fixes ou mobiles pr éviter implantation: assez bonnes densités comparés aux conditions écologiques locales; Mais système aujourd'hui grippé: réduction des jachères pâturées= dissociation partielle culture/élevage: transhumance des troupeaux vers régions orientales moins peupléesHtes Terres: favorables au bétail (disparition de mouche tsé-tsé par froi)=associations fréquentes culture/élevag(ex: Bamiléké de l'O Cameroun) : culture sur versants (bas fonds occupés par raphias)/pâturages d'altitude=>paysage bocager pr éviter protéger champs de la divagation des animaux; mais haies tendent à se dégrader par évolution des systèmes de production et diminution des pâturages : diminution du troupeau caprin= entretien des haies moins nécessaire
Systèmes agropastoraux: plusieurs avantages : complément alimentaire du gros bétail (lait, viande)+ apport en engrais; troupeau forme de capitalisation (constitution de la dot, et d'une épargne en cas d'imprévus); surcroît d'intéret de possession d'animaux de trait depuis 1950's par dvt de culture attelée
•Pasteurs et paysans: complémentarité et tensions :présence pasteurs et agriculteurs sur même territoire=problème d'utilisation partagée de l'espace : contrats variés paysans/éleveurs, avec maigres redevances en nature ou fumure des champs pendant jachère ou vaine pature après récolte; villageois confient fréquemment bêtes à un berger qui en échange du gardiennage dispose du lait et d'une part du croît; Franges sahéliennes: saison sèche= afflux des troupeaux vers espaces encore humides des grandes vallées= afflux d'une grand nombre d'animuaux= situations conflictuelles en multiplication par croissance démographique et extension des terres cultivées.

Par aton
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